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Comment ils ont ruiné Haïti

haitiUn terrible tremblement de terre, le pire depuis 200 ans, a frappé Port-au-Prince mardi, provoquant d’innombrables dégâts et victimes. L’intensité du séisme était de 7,0 sur l’échelle de Richter et a été suivi durant toute la nuit jusqu’au matin par 30 autres secousses, toutes supérieures à une magnitude de 4,5. Le séisme a fait tomber des maisons, des hôtels, des hôpitaux et même les principaux bâtiments publics de la capitale, dont le palais présidentiel. L’effondrement de tous ces batiments a provoqué un gigantesque nuage qui a plané au-dessus de la ville et une pluie de poussière sur le sol dévasté. Selon les estimations, on compterait plus de 100.000 morts pour une métropole de 2 millions d’habitants. Ceux qui ont survécu vivent dans la rue par crainte de retourner dans les constructions qui sont encore debout. Partout dans le monde, les Haïtiens tentent d’entrer en contact avec leurs familles et amis mais la plupart des lignes téléphoniques du pays sont coupées.

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Comment le FMI a contraint Alpha et IBK à brader le Mali

christine-lagarde-mali-ibk-boubacar-keitaLes institutions de Breton Woods, partout où elles interviennent contribuent à enfoncer davantage les pays dans le bourbier de la dette. Pyromanes, elles affirment sauver les pays pauvres, en leur prêtant de l’argent non seulement à fort taux d’intérêt, mais surtout en posant des conditions aux conséquences économiques et sociales dévastatrices. En ce qui concerne le Mali, notre ancien président, Alpha Oumar Konaré et son complice et Premier ministre de l’époque, Ibrahim Boubacar Keïta, en vue de plaire au FMI, n’ont pas hésité à vendre à vil prix les organes économiques de son pays. Nous vous livrons ici quelques exemples de ce gâchis. La crise de la dette résonne comme un coup de tonnerre dans le monde politique et économique. Les institutions internationales, censées réguler le système et prévenir les crises, n’ont rien vu venir. Dès qu’un pays est contraint de stopper ses remboursements, le Fonds Monétaire International (FMI) arrive en pompier financier. Mais un drôle de pompier, qui a exacerbé le vice des pyromanes. Plus personne d’autre ne veut prêter à ces pays qui ne peuvent plus rembourser.

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BENIN: UNE PARODIE DE DEMOCRATIE

MATHIEU KEREKOULes leaders des partis dits de l’opposition démocratique, les tenants et défenseurs des «Conférences Nationales Souveraines» nous ont toujours présenté le régime béninois comme un modèle en matière de démocratie en Afrique. A l’instar de leurs maîtres impérialistes ils ont toujours voulu voir ce «modèle» comme la preuve de la réussite de la «démocratie  par le dialogue et les urnes», l’exemple à suivre pour notre continent. Rappelons-nous à cet égard du communiqué publié le 25 mars 1996 par la CDPA de Gnininvi et saluant l’élection de Kérékou comme «une avancée démocratique» au moment même où les démocrates et les honnêtes gens dénonçaient un putsch institutionnel. Tout récemment c’est Tété Godwin Adjalogo qui, dans un courrier adressé le 7 août 2000 à notre rédaction1 affirmait pour justifier la présence de la CDPA-BT à la CNS, que «c’était l’écrasante majorité de notre peuple qui inspiré par le cas béninois, voulait la CNS ». Nous n’avons jamais partagé – ce n’est un secret pour personne – cet engouement pour ce prétendu «modèle», et nous avons toujours promis de montrer sous son vrai jour, le moment venu la réalité de la «démocratie béninoise». Justement l’élection présidentielle des 4 et 22 mars nous fournit cette occasion. Certes, les élections ne font pas à elle seules la démocratie, et nous ne sommes pas de ceux qui accordent au suffrage universel une valeur absolu. Mais nous pensons néanmoins que la manière dont se déroule un scrutin électoral fournit des indices intéressants sur la nature d’un régime. En l’occurrence, cette élection béninoise fut plus qu’édifiant ! En matière de fraude, de corruption, de hold-up électoral, on a atteint des sommets inégalables et un citoyen togolais ne se serait pas du tout senti dépaysé !

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BENIN: Le scandale, la honte et le sursaut1

soglo-kerekouLes organisateurs de le tentative de hold-up électoral du 4 mars 2001 avaient tout prévu, sauf la réaction d’un front du refus qui a posé un acte inédit : l’arrêt, sur la base de la légalité et du droit, d’un processus électoral dont les irrégularités ont atteint les sommets du grotesque. Nicéphore Soglo et Adrien Houngbédji, arrivés respectivement en deuxième et troisième position derrière le président sortant Mathieu Kérékou, rejoints par dix autres «petits» candidats recalés au premier tour, ont tous dit «non à l’imposture». Crise du «modèle démocratique » béninois. Film d’une mascarade électorale. Le jeune fille était arrivée de Paris la veille du premier tour du scrutin. Ayant grandi auprès de sa famille en France, elle s’était promise, à sa majorité d’aller voter dans son pays d’origine, un geste important qui recréait, disait-elle à ses amis de la banlieue parisienne, un lien entre elle et la terre de ses ancêtrres.

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Une seconde jeunesse pour les comptoirs coloniaux

batiment-colonial-LomeSommes-nous entrés dans une nouvelle phase de l'histoire coloniale? Les sociétés industrielles ont d'abord pratiqué, dès le XIXe siècle, la conquête des marchés du Sud, puis l'occupation militaire et l'annexion; au cours de la seconde moitié du XXe siècle, et après les indépendances, les politiques dites "de développement" se sont traduites par des formes inédites de contrôle et de vassalisation. Aujourd'hui, à l'ère de la mondialisation, un type nouveau de colonisation se répand; il n'est plus conduit comme jadis par des Etats, mais par des firmes transnationales géantes. L'idée, très ancienne, d'un modèle de développement qui serait semblable à celui de l'embryon et qui conduirait, de manière croissante et ininterrompue, de la pauvreté à un état de prospérité générale, est - comme tous les messianismes - plus dangereuse qu'il ne paraît. Un économiste français, François Partant, l'a fort bien compris: "Les nations développées, affirme-t-il, se sont découvert une nouvelle mission: aider le tiers-monde à avancer sur la voie du développement qui n'est autre que celle que les Occidentaux prétendent indiquer au reste de l'humanité depuis des siècles... (1)."

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