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LA CNS : UN PIEGE CONTRE LA LUTTE DU PEUPLE !

degli-kokouviIntroduction. Le 5 octobre 1990 marque une étape importante dans la lutte du peuple togolais. Pour la première fois depuis des années les masses populaires et notamment la jeunesse ont osé descendre dans la rue pour défier ouvertement et affronter le pouvoir autocratique du despote et sa machine de répression. En novembre de cette même année 1990, pendant que les paysans et la jeunesse se soulevaient à Kpalimé, Sokodé et Mango;ce sont les chauffeurs et les transporteurs qui se mettaient en grève, les dockers et les ouvriers paralysaient le Port Autonome de Lomé. Voilà autant de faits qui, aujourd'hui, attestent de l'ampleur et de la profondeur du mouvement populaire dont le 5 octobre a donné le signal. Vingt-cinq ans après ce glorieux mouvement, le constat est amer; la dictature est toujours en place; le peuple togolais et sa vaillante jeunesse continuent de vivre une grande désillusion; après avoir subi la dictature sanglante du père Eyadema, ils sont en train de subir celle du fils où une oligarchie s’est installée au cœur de ce pouvoir pour continuer d’une manière plus crapuleuse le pillage de nos richesses. Comment en est-on arrivé à cette situation catastrophique ? Pour répondre à une question aussi importante, les leaders de cette opposition dite démocratique ont choisi d'occuper, une fois de plus, la scène politique pour soi-disant dresser le bilan de ce qu'ils avaient appelé à l'époque la conférence nationale «souveraine» où ils votaient toutes sortes de décisions et attribuaient sur papier, et entre quatre murs, toutes sortes de pouvoir au Premier ministre et au parlement de transition.  Pendant que nos «conférenciers» organisaient cette messe, l'autocrate Eyadema a pu tranquillement réorganiser son camp et ses forces, momentanément affaiblies, en déclenchant une offensive générale contre les libertés démocratiques conquises de haute lutte. Tout cela a abouti au putsch sanglant de décembre 1991 à diverses arrestations, à l’exil forcé de nos concitoyens et aux assassinats politiques au sein du peuple.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Suite et fin)

 

Quelle est la part des tâches qui revient à nous de façon spécifique, nous qui sommes de la diaspora ?


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En abordant cette question, nous pensons d'abord à ceux qui nous reprochent de faire des critiques alors que nous sommes à l'étranger. «Vous n'êtes pas sur le terrain, disent-ils». En réalité ce genre de remarque vient de ceux qui n'ont pas d'arguments sérieux à nous opposer, et qui veulent nous dénier le droit à la critique. Des personnalités, des organisations ont mené ou même dirigé des luttes dans leur pays sans être pour autant sur le sol national, et l'Histoire fourmille d'exemples à ce sujet. De GAULLE, le chef de la Résistance française pendant la Seconde guerre mondiale, n'était pas en France, mais à Londres; Amilcar CABRAL, dirigeant de la lutte anticoloniale de la Guinée Bissau et du Cap Vert, était en Guinée Conakry; les principaux dirigeants de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud (Olivier TAMBO, Tambo MBEKI...), ceux qui n'étaient pas en prison, résidaient dans les pays voisins, notamment en Tanzanie. Mais nous n'avons pas du tout la prétention de nous situer au niveau de ces dirigeants que nous citons en exemples. Notre organisation n'a pas vocation à diriger la lutte du peuple togolais. Mais même de l'extérieur où nous sommes, nous pouvons apporter notre contribution, dans les limites de nos capacités. Le débat politique fait partie de cette contribution car il aide à y voir plus clair pour aller dans la bonne direction.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Cinquième partie)

 

Sur la question de l'armée.

 

Fabre-CAPDès lors que l'instauration de la vraie démocratie passe par le  démantèlement total du  système dictatorial, on ne peut pas ne pas aborder la question de  l'armée,  le pilier par excellence du régime. Les démocrates l'ont déjà fait et leur position à cet égard est bien connue. Néanmoins, certains  développements actuels sur  le recrutement et la composition quasi mono-ethniques de l'armée, même s'il s'agit d'une réalité, risquent d'embrouiller les esprits à propos de cette question  et plus généralement sur la nature,  le  rôle  et  la place de l'armée. Nous allons donc saisir l'occasion pour réaffirmer clairement notre  position à cet égard. Godwin TETE, militant de l'ANC et  idéologue des faux démocrates, bien connu, a abordé la question, au cours d'un débat auquel il a, le 13 juin 2015, sur la radio (Kanal K)  basée en Suisse, et dont il a fait un compte rendu sur la Toile le 19 juin 2015. Interrogé sur le caractère quasi-mono-ethnique de l'armée et sur la responsabilité de  celle-ci dans le maintien du pouvoir, il se dit «obligé  de répondre par l'affirmative».   A la question de savoir si cela n'est pas dû au peu d'attirance des «Sudistes» pour  l'armée,  selon le dicton «un enfant du pays ne garde pas les vaches», il commence par faire remarquer que les gens du Sud  n'ont pas toujours fait  preuve de dédain à l'égard de la  chose militaire; qu'ils ont eux aussi une tradition guerrière,  que de nombreux Guin et Ewé ont participé à la seconde guerre mondiale, qu'ils sont nombreux dans  l'armée ghanéenne et y occupent même des postes élevés. Il conclut  que  cette explication par le peu de goût des gens du Sud pour l'armée n'est en fait  qu'un alibi, que rien n’interdit aux «Sudistes» de devenir policiers, gendarmes, militaires.  Mais, il termine par l'interrogation suivante; est-ce une raison pour assassiner des officiers biologiquement sudistes ? Et  pour illustrer son propos, il cite le nom de quelques officiers «biologiquement sudistes» assassinés: Kofi KONGO,  OSSEYI et COMLAN etc. Nous pensons que cette interrogation résume le fond de sa pensée, et que cette  pensée reste profondément marquée par le  régionalisme et l'ethnicisme, quoi que  puisse dire son auteur.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Quatrième partie)


Sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles. (De nouvelles négociations.)

 

fabreIl est fort affligeant de constater qu'après tant d'expériences malheureuses, certains compatriotes en soient encore à considérer, comme objet de revendications démocratique, le respect et l'application par le pouvoir des multiples accords signés avec l'opposition (22 engagements, Accord cadre de Lomé, Accord politique global pour ne citer que ceux-là...). Il est dommage qu'ils ne se rendent pas compte que c'est du temps perdu, et qu'ils ne servent qu'à légitimer le pouvoir, et pour les faux démocrates, à se mettre en valeur.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Troisième partie)

 

Que faire ? Les solutions des démocrates.

 

fabre-faureCette impasse dans laquelle se trouve l'opposition dite démocratique ne touche aucunement les démocrates. Parce qu'ils ne se déterminent pas  par rapport  aux  échéances électorales qu'ils considèrent actuellement comme un non événement. Nous sommes déjà à l'œuvre, avec nos analyses et nos propositions. La situation actuelle, qui nous conforte dans nos analyses et  nos  points de vue, nous encourage à aller de l'avant avec enthousiasme, en portant une attention particulière aux déçus de l'opposition dite démocratique. A leur intention,  avant de voir ce qu'il convient de faire maintenant,  nous  allons commencer par expliquer qui nous sommes en tant que démocrates, en quoi les démocrates n'ont rien à voir avec l'opposition dite démocratique, et pourquoi ils tiennent à s'en démarquer.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. ( Deuxième partie )

 

L'opposition dans l'impasse

 

 FAURE-FABRE1 Nous le précisons bien, dans les circonstances actuelles c'est l'opposition dite démocratique qui est dans l'impasse et elle seule, mais certainement pas nous autres  démocrates. Il y a  de nombreux compatriotes qui pensent encore aujourd'hui que les démocrates et  l'opposition c'est la même chose et qui s'étonnent même que nous réservions tant de critiques à cette dernière-ci. Il faut donc commencer par  éclaircir la question, expliquer en quoi nous sommes différents et pourquoi nous tenons à marquer notre différence avec  cette opposition. On pourra ainsi,  non seulement, comprendre pourquoi nous ne sommes nullement dans l'impasse, contrairement à l'opposition dite démocratique, mais aussi avoir une idée claire de nos tâches.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. ( Première partie )

FAURE-FABRE2Sur la mascarade électorale d'avril 2015 

 

La nouvelle  mascarade électorale  vient donc de s'achever. Comme prévu, l'apprenti dictateur Faure GNASSINGBE  a été proclamé vainqueur. Tous les principaux protagonistes de cette farce ont   affiché leur satisfaction: le clan le RPT/UNIR, bien sûr, mais aussi l'UFC, le parti allié,  qui  dans un communiqué a salué  «un  processus électoral  apaisé», remerciant  au passage «l'ensemble de la communauté internationale notamment l'ONU, l'UA, l'OIF, l'UE». Quant à la  fameuse «communauté internationale», elle  n'a pas été en reste, parlant de progrès de la démocratie, allant jusqu'à  désigner notre pays comme un futur modèle en la matière.

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A propos du mot d’ordre ABLODÉ.

Monument independanceIl ne fait aucun doute que la lutte des peuples du Togo remonte au début de la conquête militaire de notre pays par  l’impérialisme allemand entre 1884-1914. Cette lutte avait pris plusieurs formes et diverses voies jusqu’en janvier 1933 où les femmes de Lomé à l’instar de celles du petit marché (Assivito)  se sont vaillamment levées contre les colonialistes français. Aujourd’hui, en ce mois d’avril 2016, nous inclinons devant la mémoire de tous les martyrs en pays Kabyè, en pays Ouatchi; rendons un hommage aux Aplangavio qui ont défié militairement les forces colonialistes; aux notables de Lomé, aux chefs supérieur Kotokoli et aux chefs Bassar, Akposso, de Mango, de Notsè, d’Aneho, de Kpalimé qui ont scellé une grande alliance patriotique et compris très tôt qu’il faut à tout prix chasser le colonialisme français de notre pays. C’est cette intrépide lutte pour, l’ABLODÉ, l’indépendance qu’incarnait à tous les niveaux le CUT,  la JUVENTO, le MPT, le mouvement syndical -UGTT- et le mouvement étudiant –Jeunes-Togo-FEANF jusqu’à la victoire d’avril 1958.

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