Togoenlutte

flickr facebook twitter digg stumbleupon feed

Il est plus que temps de bouter dehors le tyranneau Faure Gnassingbé et de détruire le système dictatorial, conditions indispensables pour instaurer la démocratie.

lome-togo-manifestation-mLe mouvement populaire qui se déroule actuellement a suscité et suscite des interrogations parmi les compatriotes tant sur le sol national que dans la diaspora. Certaines de ces interrogations nous interpellent: on veut connaître notre position à ce propos, savoir ce que nous en pensons, si nous l’approuvons ou non, s’il faut y participer ou non, et dans l’affirmative avec quel mot d’ordre. Nous avons essayé de faire une synthèse de ces interrogations et d’y répondre en présentant l’ensemble sous la forme de questions-réponses. Ce qui nous permet de rappeler par la même occasion nos positions (la position des démocrates) sur les questions essentielles touchant à la lutte pour la démocratie.  Voici donc l’essentiel.

Lire la suite...

L’ORGANISATION ET LA LUTTE SONT LES SEULES VOIES POUR CONQUERIR LA DEMOCRATIE !

 

PCT-logoDepuis plus d’un mois le peuple togolais est  de nouveau descendu massivement  dans la rue. Depuis plus d’un  mois les masses populaires, coude à coude, sur toute l’étendue de notre pays, toutes ethnies confondues, avec un  courage inouï, une détermination admirable, affrontent ce pouvoir et la répression barbare  à laquelle ce dernier n’hésite pas à recourir : tabassages, tirs à balles réelles, violation de domicile à la poursuite des manifestants... (Le nombre élevé des blessés et des arrestations, outre les deux morts officiels, témoigne de la violence réactionnaire des affrontements). Il est vrai que c’est à partir des revendications sur les réformes constitutionnelles sur le retour à la constitution de 1992, à l’élection présidentielle à deux tours, à la limitation du nombre des mandats présidentielles etc. que le mouvement actuel a démarré, à l’initiative de  Tikpi Salifou Atchadam, le leader du Parti national panafricain (PNP). Mais très vite cette revendication est apparue dépassée; maintenant ce que le peuple exige clairement et sans ambages,  c’est le départ de Faure Gnassingbé.

Lire la suite...

Retour sur le crime imprescriptible du 5 février 2005

 

  • Déclaration du Parti Communiste du Togo publié le 18 avril 2005.

Torture-violenceA ceux qui prétendaient que la disparition de Gnassingbé Eyadema suffirait à faire disparaître par enchantement son régime d’oppression, et qui n’ont cessé de prêcher la patience et l’attentisme au Peuple togolais, la situation actuelle oppose le démenti le plus cinglant: comme il fallait s’y attendre, la mort du tyran n’a pas mis fin à la tyrannie, au contraire. En effet, le putsch militaire qui a mis Faure Gnassingbé au pouvoir dès le 5 février, avec la complicité d’une chambre de députés et d’une Cour constitutionnelle aux ordres, le traficotage continu de la constitution, la répression contre la presse écrite et audiovisuelle privée et contre les manifestations populaires, la réquisition des préfets et des chefs traditionnels sommés de fournir des contingents pour des marches de soutien au pouvoir, tout cela fait partie du déjà vu, et confirme bien que c’est toujours la même dictature anti-populaire militaire et néocoloniale qui perdure.

Lire la suite...

LA CNS : UN PIEGE CONTRE LA LUTTE DU PEUPLE !

degli-kokouviIntroduction. Le 5 octobre 1990 marque une étape importante dans la lutte du peuple togolais. Pour la première fois depuis des années les masses populaires et notamment la jeunesse ont osé descendre dans la rue pour défier ouvertement et affronter le pouvoir autocratique du despote et sa machine de répression. En novembre de cette même année 1990, pendant que les paysans et la jeunesse se soulevaient à Kpalimé, Sokodé et Mango;ce sont les chauffeurs et les transporteurs qui se mettaient en grève, les dockers et les ouvriers paralysaient le Port Autonome de Lomé. Voilà autant de faits qui, aujourd'hui, attestent de l'ampleur et de la profondeur du mouvement populaire dont le 5 octobre a donné le signal. Vingt-cinq ans après ce glorieux mouvement, le constat est amer; la dictature est toujours en place; le peuple togolais et sa vaillante jeunesse continuent de vivre une grande désillusion; après avoir subi la dictature sanglante du père Eyadema, ils sont en train de subir celle du fils où une oligarchie s’est installée au cœur de ce pouvoir pour continuer d’une manière plus crapuleuse le pillage de nos richesses. Comment en est-on arrivé à cette situation catastrophique ? Pour répondre à une question aussi importante, les leaders de cette opposition dite démocratique ont choisi d'occuper, une fois de plus, la scène politique pour soi-disant dresser le bilan de ce qu'ils avaient appelé à l'époque la conférence nationale «souveraine» où ils votaient toutes sortes de décisions et attribuaient sur papier, et entre quatre murs, toutes sortes de pouvoir au Premier ministre et au parlement de transition.  Pendant que nos «conférenciers» organisaient cette messe, l'autocrate Eyadema a pu tranquillement réorganiser son camp et ses forces, momentanément affaiblies, en déclenchant une offensive générale contre les libertés démocratiques conquises de haute lutte. Tout cela a abouti au putsch sanglant de décembre 1991 à diverses arrestations, à l’exil forcé de nos concitoyens et aux assassinats politiques au sein du peuple.

Lire la suite...

Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Suite et fin)

 

Quelle est la part des tâches qui revient à nous de façon spécifique, nous qui sommes de la diaspora ?


ouattara-fabre

En abordant cette question, nous pensons d'abord à ceux qui nous reprochent de faire des critiques alors que nous sommes à l'étranger. «Vous n'êtes pas sur le terrain, disent-ils». En réalité ce genre de remarque vient de ceux qui n'ont pas d'arguments sérieux à nous opposer, et qui veulent nous dénier le droit à la critique. Des personnalités, des organisations ont mené ou même dirigé des luttes dans leur pays sans être pour autant sur le sol national, et l'Histoire fourmille d'exemples à ce sujet. De GAULLE, le chef de la Résistance française pendant la Seconde guerre mondiale, n'était pas en France, mais à Londres; Amilcar CABRAL, dirigeant de la lutte anticoloniale de la Guinée Bissau et du Cap Vert, était en Guinée Conakry; les principaux dirigeants de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud (Olivier TAMBO, Tambo MBEKI...), ceux qui n'étaient pas en prison, résidaient dans les pays voisins, notamment en Tanzanie. Mais nous n'avons pas du tout la prétention de nous situer au niveau de ces dirigeants que nous citons en exemples. Notre organisation n'a pas vocation à diriger la lutte du peuple togolais. Mais même de l'extérieur où nous sommes, nous pouvons apporter notre contribution, dans les limites de nos capacités. Le débat politique fait partie de cette contribution car il aide à y voir plus clair pour aller dans la bonne direction.

Lire la suite...

Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Cinquième partie)

 

Sur la question de l'armée.

 

Fabre-CAPDès lors que l'instauration de la vraie démocratie passe par le  démantèlement total du  système dictatorial, on ne peut pas ne pas aborder la question de  l'armée,  le pilier par excellence du régime. Les démocrates l'ont déjà fait et leur position à cet égard est bien connue. Néanmoins, certains  développements actuels sur  le recrutement et la composition quasi mono-ethniques de l'armée, même s'il s'agit d'une réalité, risquent d'embrouiller les esprits à propos de cette question  et plus généralement sur la nature,  le  rôle  et  la place de l'armée. Nous allons donc saisir l'occasion pour réaffirmer clairement notre  position à cet égard. Godwin TETE, militant de l'ANC et  idéologue des faux démocrates, bien connu, a abordé la question, au cours d'un débat auquel il a, le 13 juin 2015, sur la radio (Kanal K)  basée en Suisse, et dont il a fait un compte rendu sur la Toile le 19 juin 2015. Interrogé sur le caractère quasi-mono-ethnique de l'armée et sur la responsabilité de  celle-ci dans le maintien du pouvoir, il se dit «obligé  de répondre par l'affirmative».   A la question de savoir si cela n'est pas dû au peu d'attirance des «Sudistes» pour  l'armée,  selon le dicton «un enfant du pays ne garde pas les vaches», il commence par faire remarquer que les gens du Sud  n'ont pas toujours fait  preuve de dédain à l'égard de la  chose militaire; qu'ils ont eux aussi une tradition guerrière,  que de nombreux Guin et Ewé ont participé à la seconde guerre mondiale, qu'ils sont nombreux dans  l'armée ghanéenne et y occupent même des postes élevés. Il conclut  que  cette explication par le peu de goût des gens du Sud pour l'armée n'est en fait  qu'un alibi, que rien n’interdit aux «Sudistes» de devenir policiers, gendarmes, militaires.  Mais, il termine par l'interrogation suivante; est-ce une raison pour assassiner des officiers biologiquement sudistes ? Et  pour illustrer son propos, il cite le nom de quelques officiers «biologiquement sudistes» assassinés: Kofi KONGO,  OSSEYI et COMLAN etc. Nous pensons que cette interrogation résume le fond de sa pensée, et que cette  pensée reste profondément marquée par le  régionalisme et l'ethnicisme, quoi que  puisse dire son auteur.

Lire la suite...

Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Quatrième partie)


Sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles. (De nouvelles négociations.)

 

fabreIl est fort affligeant de constater qu'après tant d'expériences malheureuses, certains compatriotes en soient encore à considérer, comme objet de revendications démocratique, le respect et l'application par le pouvoir des multiples accords signés avec l'opposition (22 engagements, Accord cadre de Lomé, Accord politique global pour ne citer que ceux-là...). Il est dommage qu'ils ne se rendent pas compte que c'est du temps perdu, et qu'ils ne servent qu'à légitimer le pouvoir, et pour les faux démocrates, à se mettre en valeur.

Lire la suite...

Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Troisième partie)

 

Que faire ? Les solutions des démocrates.

 

fabre-faureCette impasse dans laquelle se trouve l'opposition dite démocratique ne touche aucunement les démocrates. Parce qu'ils ne se déterminent pas  par rapport  aux  échéances électorales qu'ils considèrent actuellement comme un non événement. Nous sommes déjà à l'œuvre, avec nos analyses et nos propositions. La situation actuelle, qui nous conforte dans nos analyses et  nos  points de vue, nous encourage à aller de l'avant avec enthousiasme, en portant une attention particulière aux déçus de l'opposition dite démocratique. A leur intention,  avant de voir ce qu'il convient de faire maintenant,  nous  allons commencer par expliquer qui nous sommes en tant que démocrates, en quoi les démocrates n'ont rien à voir avec l'opposition dite démocratique, et pourquoi ils tiennent à s'en démarquer.

Lire la suite...

Les derniers articles

Contact