Inondations et pillages au Togo du petit tyran Faure.

Zone NOPATO Les terribles pluies qui se sont abattues ces dernières semaines sur notre pays ont provoqué la rupture des principales voies de communication et l’effondrement de neuf ponts dans plusieurs préfectures. Selon les organisations humanitaires, depuis la fin du mois de juillet, la plupart des maisons situées dans certaines préfectures de la région maritime et des plateaux sont sous eaux et on compte neuf tués et plus de trente mille sinistrés. Outre l’effondrement des ponts et des routes, cette intempérie a ravagé une grande partie des champs de cultures vivrières dans le sud du pays. On signale aussi d’importants dégâts matériels et des victimes à Sotouboua et dans la région de Kara. Face à cela, le régime en place veut, comme d’habitude, maquiller sa responsabilité. C’est ainsi que le sous-fifre Gilbert Bawara, dans une interview se permet de déclarer que «si d’autres avaient été aux commandes de l’Etat les inondations n’auraient pas contourné et/ou épargné notre pays…». Quant au super ministre, le gros Bodjona et son mentor Faure se fendent d’un communiqué annonçant la dissolution du FER (Fonds d’Entretien Routier) qui n’est en réalité une vache à lait du clan Gnassingbé. Mais tout le monde connaît suffisamment les conditions exécrables dans lesquelles les populations de Bassar, Dapaong, Sokodé et de Lomé (pour ne citer que celles-là) vivent, tout le monde sait aussi l’aspect repoussant des quartiers et marchés de Lomé pour comprendre que ces inondations ne font que révéler une situation déplorable. En effet, il n’y a pas de doute que la destruction des neuf ponts, au même moment, montre que les infrastructures (routes, ponts, barrages) sont laissées, depuis des années, à l’abandon. A ce sujet, il va falloir que Bawara fasse honnêtement le bilan de la politique dite des grands travaux initiés dans les années 1970-1980 par Eyadema-Mivedor. Une politique dont le peuple continue de payer les frais à travers une odieuse dette à l’égard des institutions impérialistes, tels que le FMI et la Banque Mondiale. Une chose est sûre, Bawara et ses acolytes ne sont pas prêts à faire le bilan de plus de quarante années de médiocrité à la tête de notre cher Togo. Sans aucun doute en tant qu’un héritier d’Eyadema, il veut poursuivre -sans honte- la politique criminelle du RPT.


Les pratiques prédatrices et carnassières sévissent toujours au Togo

Justement, pendant que le peuple est entrain de subir les conséquences désastreuses des inondations, on apprend qu’en décembre 2007, le gouvernement avait fixé pour l’année 2008 à deux (2) milliards l’entretien des aéronefs de Faure Gnassingbé, à cinq (5) milliards pour les dépenses de matériel du cabinet présidentiel, à cent cinquante millions l’entretien de l’aéroport de Niamtougou où se situe une base de l’armée française, ajoutons quatre cents millions destiné à renforcer les consulats et ambassades qui sont de véritable nids des espions du régime RPT. A côté de tous ces milliards, il n’y a qu’une somme dérisoire de vingt (20) millions réservée à l’Agence de Solidarité Nationale. On voit bien où sont les préoccupations de ce pouvoir. Dans cette situation, l’on ne peut comprendre la dissolution du FER, (Fonds d’Entretien Routier) -sans aucune audit- que comme un subterfuge afin d’occulter, une fois de plus, les manières de vol et d’escroquerie du forban Tchamsi et sa clique.

Face à ce sombre tableau, les discours du tandem Faure-Mally contre la mauvaise gestion et la corruption ne servent à l’évidence qu’à endormir les masses togolaises. En effet, les pratiques prédatrices de ce pouvoir confirment bien qu’il n’y a, de sa part, aucune volonté de mettre en place des infrastructures économiques. Tout cela ne peut qu’enfoncer notre pays dans un sous développement chronique. Bref, ce pouvoir n’a aucune vision sur un véritable développement économique et l’épanouissement du peuple togolais. Il est indéniable que les racines du système Eyadema demeurent, plus que jamais, au Togo.

Pour terminer, on nous annonce déjà que ce régime fait appel aux institutions impérialistes, FMI, Banque mondiale, UE pour la reconstruction des routes et ponts. Mais, connaissant les pratiques prédatrices, carnassières qui sévissent au Togo du petit Tyran Faure, c’est le moment pour le clan mafieux qu’il dirige de chercher de nouveau marchés juteux afin que lui (Faure) et sa clique poursuive le pillage sans frein de notre pays. Cette situation ne peut que donner raison à tous ceux et celles qui veulent abattre, une fois pour toute, la dictature moyenâgeuse du clan Gnassingbé. N’en déplaise à l’ensemble des partis dits démocratiques (CDPA, CAR, UFC) qui- au nom de la démocratie par la conciliation et les urnes- sont allés dîner au gouvernement ainsi qu’au parlement; la destruction de ce pouvoir mafieux, seul peut ouvrir la voie à un authentique développement au Togo.

Bruxelles, le 18 août 2008

Le Front des Organisations Démocratiques Togolaises en Exil