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SUR LA QUESTION DE LA VIOLENCE

Torture-violenceLes critiques, voire les accusations qui reviennent ces derniers temps contre ceux qui font montre de leur opposition à l’égard des tenants de l’opposition actuelle, c’est outre de diviser l’opposition, c’est d’être des partisans de la violence. Nous avons déjà eu l’occasion de répondre à la première de ces critiques, et nous y reviendrons certainement. Pour l’instant, nous allons aborder la question de la violence et notamment dans ses rapports avec la démocratie. Il est souvent reproché à tous les vrais démocrates de «prêcher la violence et la haine», de «préférer la voie de la violence à celle de la démocratie», voire de vouloir «mettre le pays à feu et à sang». Venant de certains compatriotes de bonne foi, une telle accusation est, sans aucun doute, le résultat d’un malentendu. On peut dire à la décharge de ces accusateurs qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent. N’ayant jamais étudié, approfondi la question, ils se contentent de répéter ce qu’ils ont entendu vaguement dire à ce sujet, ou ce qu’ils en ont retenu de quelques bribes de lecture. On se souviendra par exemple des discussions que nous avons eues ici même à propos de Mandela1. Bref, ce sont des gens qui n’ont pas encore bien compris comment le problème se pose. Mais le fait est qu’ils se font ainsi des instruments inconscients de cette opposition dite démocratique, de ceux-là qui se disent partisans de la non violence, de la démocratie par la négociation et par les urnes, d’une transition démocratique pacifique. Ce sont eux les principaux accusateurs et, leurs accusations, quant à elles, relèvent de l’escroquerie, de l’hypocrisie et d’une volonté certaine de semer la confusion. Raison de plus pour faire le point sur cet important sujet. Certes, nous n’avons pas la prétention d’apporter des réponses définitives, car nous entendons rester fidèles à notre rôle qui est avant tout, comme nous l’avons toujours répété, de nourrir les réflexions et les débats, et de mobiliser les compatriotes exilés sur les questions relatives au processus démocratique.

Nous allons commencer par rappeler un fait auquel on ne prête pas suffisamment attention. Quand les jeunes, les travailleurs et les masses populaires sont descendus massivement dans la rue en octobre-novembre 1990, ils n’y avaient été poussés par qui que ce soit: aucune personnalité, aucune organisation politique ne peut se vanter d’avoir été à l’origine de ce mouvement grandiose, et surtout pas L'EXILE qui, n'existait même pas encore. C’est l’accumulation de l’oppression, de la misère et de l’arbitraire, qui a porté à son comble la colère populaire, laquelle colère a fini par s’exploser le 5 octobre 1990, à l’occasion d’un procès particulièrement inique. Et l’effet d’entraînement aidant, ce mouvement a rapidement gagné d’autres secteurs de la société: par exemple les chauffeurs de taxi qui en avaient assez d’être toujours brimés, humiliés, rançonnés, pillés par la gent en uniforme; puis les dockers du Port Autonome de Lomé dont les revendications (notamment sur les mensualités), n’étaient jamais prises en compte. Bref, tous, étudiants, élèves, travailleurs, chômeurs, avaient trouvé, là, l’occasion de s’exprimer et, ils n’avaient pas besoin qu’on vienne leur prêcher la haine et la violence pour se mettre en mouvement. Ce que confirment les grandioses journées d’octobre-novembre 1990, c’est qu’un soulèvement populaire est d’abord et avant tout la conséquence de conditions objectives, et non le résultat d’une quelconque propagande en faveur de la violence.

Mais il est non moins évident, et nous devons le noter que, comme par hasard, la question de la violence n’est devenue l’objet de tant de préoccupations qu’à partir de ces journées d’octobre-novembre 1990. En effet, c’est seulement à partir de cette période que nous assistons à la multiplication des mises en garde contre la violence, et que nous entendons des remarques et autres propos du genre «pas de violence entre Togolais, nous sommes tous les fils du pays»; «nous sommes tous croyants, nous ne devons pas verser du sang»; «la violence n’est pas la solution, car elle n’engendre que la violence». Et, avec à la clé, le fameux proverbe «on ne doit pas montrer au serpent le bâton avec lequel on va le frapper». Jusque-là, le pouvoir Eyadéma avait beau confisquer les libertés élémentaires, multiplier les exactions et les pratiques les plus barbares: arrestations et détentions arbitraires, bastonnades, tortures, assassinats etc. Il n’était jamais question de violence, au contraire. Le Togo était présenté comme un havre de paix, «une Suisse africaine», et certains de ceux qui s’inquiètent de la violence aujourd’hui, de ceux qui se disent partisans de la «démocratie par la non-violence» participaient alors à ce concert de mystification. Les hauts représentants des divers clergés ne manquaient jamais l’occasion d’invoquer la bénédiction divine en faveur du «Président-Fondateur qui a fait du Togo un pays de paix», et c’est au nom de cette «paix» qui règnerait chez nous, que toute contestation individuelle ou collective, orale ou écrite du régime était non seulement réprimée, mais bruyamment vilipendée. Il est donc clair que, derrière la condamnation de la «violence» en général, de la «violence d’où qu’elle vienne», les partisans de la «la non-violence» ne sont en effet préoccupés que par un certain type de violence: celle du peuple opprimé, la violence insurrectionnelle populaire. Nous n’allons donc pas continuer à participer à cette escroquerie, en continuant à laisser croire, nous aussi, à cette notion de «violence en général», de la violence en soi.

Les actes de violence se distinguent selon leur signification, leur sens !

Ce qu’il faut d’abord savoir, et il suffit de regarder autour de soi pour s’en rendre compte, c’est que la violence ne se résume pas aux armes, mais qu’elle revêt des formes diverses. Par exemple, un empoisonnement est aussi un acte de violence, tout comme l’est l’enfermement dans une prison. Laisser un homme mourir de faim, c’est aussi lui faire violence. On parle même de violence verbale, lorsque des gens échangent des injures: il y a des injures qui peuvent tuer, et ne dit-on pas de certaines paroles qu’elles sont blessantes ? Par ailleurs, qu’on le veuille ou non, on doit reconnaître, même si l’on ne s’en rend pas toujours compte, que les actes de violence se distinguent selon leur signification, leur sens, c’est-à-dire, selon les personnes qui les exercent et les cibles qu’ils visent. Par exemple, personne ne songe à renvoyer dos à dos des policiers et des gangsters qui s’affrontent à coups de revolvers et de mitraillettes, sous prétexte qu’ils se livrent tous à la violence.  On qualifie les gangsters et leurs actes de hors-la-loi, alors que les actes accomplis par les policiers dans le cadre de la loi sont mis au compte de la violence légale. On reconnaît aux policiers le droit d’user de violence pour arrêter les bandits, et le propre de tout Etat est d’ailleurs d’avoir à sa disposition des instruments chargés d’exercer cette violence légale dont il veut se réserver le monopole: police, gendarmerie, armée, justice, prison etc... Autre exemple: est-ce qu’on condamne au nom de la non-violence un brave citoyen qui se défend contre un cambrioleur qui s’est introduit chez lui pour lui dérober ses biens sous la menace ? Non ! On trouvera justifiée la violence du citoyen, et on dira de lui qu’il agit en état de légitime défense.

Dans le même sens, on ne saurait mettre dans le même sac les colonialistes européens qui ont débarqué chez nous avec des fusils, des mitrailleuses et des canons, et, nos aïeux qui s’opposaient à eux avec leurs fusils à pierre et leurs flèches ? Non ! Parce que la violence des colons européens avait pour but d’assurer leur domination et notre asservissement, parce que c’était une violence oppressive, tandis que celle de nos aïeux visait justement à empêcher cette domination et cet asservissement, à défendre leur liberté. La violence exercée par les peuples pour mettre fin à leur asservissement est qualifiée de violence émancipatrice. Exemples: la guerre d’indépendance des Etats-Unis, les mouvements de résistance contre l’occupation nazie, la lutte de libération du peuple algérien2. Bref, ces quelques exemples confirment bien que la notion de violence «en général» ne correspond à aucune réalité, que tout acte de violence doit d’abord être placé dans son contexte. Ils permettent de comprendre que les jugements et appréciations sur la violence «en général», ne servent qu’à embrouiller les choses, et ne sont que pure hypocrisie.

C’est précisément à propos de la lutte pour la démocratie que l’hypocrisie des partisans de la démocratie par la non-violence et par les urnes se révèle dans toute son évidence. Ceux-ci, oubliant très vite que la liberté de parole dont ils commençaient à jouir était le résultat du soulèvement populaire, ne cessaient de multiplier les mises en garde contre la violence, sur les vertus du dialogue et de la négociation, sur l’intérêt d’une transition pacifique. Mais dès que l’autocratie a montré ses dents, en s’attaquant à la Primature, en décembre 1991, quelles furent donc leurs réactions ? Ils se sont empressés d’appeler la France à la rescousse. Tous n’attendaient qu’une chose: l’intervention de la France pour «sauver le processus démocratique». Aujourd’hui encore, ils continuent de ruminer leur amertume sur ce «lâchage», voire cette «trahison», de la France, avouant ne pas comprendre pourquoi les 300 soldats débarqués à Cotonou sontrestés, l’arme au pied, sans bouger, alors que les FAT3 attaquaient la Primature.

Mais bien évidemment, personne n’oserait imaginer que cette intervention que réclamaient ces grands adeptes de la «démocratie par la non-violence» serait une intervention pacifiste, avec des fleurs et des belles paroles sur la paix et la réconciliation. Certainement pas. Ce qu’ils souhaitaient, c’était bel et bien une intervention armée. Une intervention qui aurait pour but d’amener les troupes françaises à s’opposer par la force des armes, c’est-à-dire par la violence, à l’entreprise putschiste, et de permettre ainsi selon eux, la poursuite de ce qu’ils appellent «le processus démocratique».

On doit donc conclure que nos «non-violents» admettent qu’un processus démocratique puisse être défendu par la violence. Nous sommes donc bien loin de cette non-violence qu’ils prêchent. Drôle de non-violence en effet qui, n’a aucun scrupule à s’abriter derrière la violence des autres. Elle laisse à d’autres le soin d’assumer cette violence ! D’autres, c’est-à-dire, les grandes puissances, et dans notre cas, la France principalement. Ils s’efforcent même de donner à leur position une base et une justification juridique et théorique: c’est le fameux «droit d’ingérence», c’est-à-dire le droit pour certaines grandes puissances d’intervenir dans nos pays pour, prétendûment, faire respecter les droits de l’homme. Mais, nous avons vu de nos propres yeux en 1991 ce qu’il en est de ce «droit d’ingérence». En effet, si la France, principal soutien du pouvoir Eyadéma, a positionné ses 300 soldats à Cotonou, c’était seulement pour le cas où ses intérêts seraient remis en cause. Seuls, nos semeurs d’illusions peuvent imaginer et faire croire qu’elle puisse intervenir pour défendre la démocratie !

Pour nous résumer, nos partisans de la démocratie par la non-violence et autre démocratie par les urnes, considèrent qu’il faut bien que l’Etat existe, avec ses instruments de commandement, tels que la police, «les forces de l’ordre», l’armée. Aucun ne prône la disparition de l’armée: ils veulent tout simplement que celle-ci «retourne aux casernes». Il est donc faux de prétendre qu’ils sont pour la non-violence, puisqu’ils admettent au moins la nécessité de la violence légale. Mieux, ils reconnaissent même que la violence est parfois nécessaire pour préserver la démocratie. Simplement dans ce cas, ils laissent à d’autres le soin d’exercer cette violence. Ils sont non-violents tout juste parce qu’ils comptent sur la violence des autres, des «puissances amies», c’est-à-dire des puissances impérialistes. Dans ce cas également, ce n’est pas réellement de la non-violence. Nos «non-violents» sont en fait des partisans de la violence. Mais des partisans honteux, hypocrites. Et ces «non violents» sont non seulement des illusionnistes, mais, en plus et surtout, des faux-démocrates.

La non-violence ? C’est la soumission totale à l’autocratie.

En effet, il est indéniable que notre situation actuelle est, pour une large part, la conséquence des illusions entretenues par nos partisans de la démocratie par la non- violence. Le dialogue et la conciliation devaient, selon eux, nous conduire à une transition pacifique, et éviter de «verser du sang togolais». Mais en guise de «transition pacifique» promise, nous avons eu droit au putsch de décembre 1991, à l’assassinat de Tavio Amorin en juillet 1992 et au massacre du Jardin Fréau en janvier 1993 etc… Le sang togolais continue de couler, mais c’est toujours celui du peuple, totalement désarmé par la politique de la non violence. La non violence revient en fait à laisser à l’autocratie le monopole de la violence. Ce n’est donc rien d’autre que l’acceptation tacite de la soumission à l’autocratie.

C’est, en effet, ce monopole de la violence qui permet à Eyadéma et à sa bande de continuer à interprêter la constitution à leur convenance, à perpétrer des hold-up électoraux, à assassiner, à emprisonner, à réprimer en toute impunité. Par exemple, pourquoi Eyadéma a-t-il pu interprêter à sa manière la constitution et nommer Edem Kodjo Premier ministre au lieu d’Agboyibo ?Pourquoi lui et sa bande peuvent utiliser tous les moyens dilatoires pour reporter, sans cesse, les élections ? Parce qu’ils sont de «mauvaise foi» nous dira-t-on; ce qui est juste. Mais la mauvaise foi en soi n’aurait aucun effet, si elle ne s’appuyait pas sur la force. C’est cette force qui lui permet d’agir à sa guise, et c’est pourquoi les arguments juridiques n’y changeront rien, tant qu’on ne leur aura pas arraché cette force. C’est exactement comme l’histoire évoquée plus haut, du cambrioleur et du brave citoyen: si ce dernier refuse de se défendre sous prétexte de la non-violence, cela veut dire qu’il accepte de se soumettre à la violence du cambrioleur.

Par ailleurs, en sollicitant l’aide militaire étrangère, les partisans de la démocratie par la non-violence, non seulement se contredisent, puisqu’ils reconnaissent ainsi la nécessité de la violence; ils confirment en plus leur nature de faux-démocrates. Si en effet, «leur» démocratie a besoin, pour garantir sa sécurité, de baïonnettes étrangères, ce n’est alors qu’une démocratie sous tutelle, qui s’arrête là où commencent les intérêts des protecteurs étrangers. Donc nécessairement une démocratie en trompe l’œil, tronquée. Une démocratie doublement tronquée, par sa double soumission: au pouvoir de l’autocratie et aux intérêts étrangers.

La violence fait partie de notre réalité.

Nous sommes donc convaincus, pour notre part, qu’il faut cesser d’opposer partisans de la violence et partisans de la non-violence. C’est là un faux problème. La violence fait partie de notre réalité, qu’on le veuille ou non. La véritable ligne de partage, de démarcation, ce n’est pas entre ceux qui sont pour la violence et ceux qui en sont contre; c’est entre les vrais démocrates et les faux-démocrates, entre ceux pour qui la démocratie vaut tous les combats, et ceux qui, sous de faux prétextes, permettent à l’autocratie de perdurer. Et parce que nous à L’EXILÉ nous avons choisi le camp des démocrates et de la démocratie, nous voulons reconnaître au peuple le droit de recourir à tous les moyens possibles pour en finir avec la dictature sanguinaire, pour conquérir la liberté et la démocratie. Par tous les moyens, c’est-à-dire y compris la violence. En effet, il est incontestable que les quelques fragments de libertés dont nous avons pu jouir, un instant, sont le fruit du soulèvement populaire d’octobre-novembre 1990, c’est-à-dire, la conséquence de la violence populaire, et non le résultat de quelque négociation ou dialogue. Personne ne peut nier ce fait, et surtout pas ceux du MO54. Ou alors, il faudrait qu’ils nous expliquent pourquoi ils se sont donné ce nom.

Par conséquent, affirmer que le peuple a le droit de recourir à la violence, souhaiter un autre 5 octobre 1990, ce n’est pas «prêcher la violence», c’est tout simplement voir la réalité en face. D’ailleurs nous l’avons vu, ce ne sont pas des «prédications» ni des «incitations» qui déchaînent la violence populaire  mais les conditions que vit le peuple. Affirmer cela, c’est non seulement faire preuve de réalisme, reconnaître un état de fait, c’est aussi tirer leçon de notre propre expérience. Mais, c’est s’appuyer également sur l’expérience des peuples. En effet, les grandes puissances (Grande Bretagne, Etats-Unis, France) qui ont la réputation de pays démocratiques et qui nous donnent tant de leçons en la matière, comment donc sont-elles arrivées à la démocratie? N’est-ce pas en recourant à la violence contre l’oppression ? D’ailleurs, même la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ne dit pas autre chose. Voici ce qu’elle affirme dans son préambule: «Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression». Ainsi la Déclaration Internationale admet comme «suprême recours», la légitimité de la violence quand le peuple n’a d’autre choix. Dira-t -on alors qu’elle prêche la violence ?

Nous sommes contre la violence ethniciste et putschiste.

En revanche, et nous ne nous en cacherons pas, nous combattrons toujours avec la dernière énergie la violence putschiste et la violence ethniciste. Nous sommes contre les coups d’Etat, parce que l’expérience montre qu’ils ne changent pas fondamentalement la situation, et qu’il aboutit seulement à faire du peuple l’otage d’une minorité. Il en est, évidemment, du terrorisme. Le terrorisme peut donner des satisfactions émotionnelles à des personnes non averties. Mais, en fait, il est nuisible sur le plan politique. En effet, il a seulement pour conséquence d’entraîner les pouvoirs réactionnaires à renforcer la machine répressive, alors qu’au sein du peuple, il contribue à retarder la prise de conscience sur la nécessité de son organisation et de sa mobilisation. Le terrorisme est l’ennemi du processus démocratique. La violence ethniciste est la conséquence d’une vision erronée de la situation, une vision qui, se fondant sur une observation superficielle, laisse croire que le pouvoir est exercé par une ethnie, une région. Encouragée par les pouvoirs néo-coloniaux, exploitée par l’impérialisme, elle conduit, si elle n’est pas combattue, à de dangereuses divisions au sein du peuple, source parfois d’affrontements dramatiques, sans aucun intérêt pour ce dernier5. Pour combattre ces conceptions dangereuses, une seule solution: la conscience politique. Et celle-ci passe par l’éducation politique. Et le débat politique (une fois de plus) y contribue justement.

 

1 A propos de Mandela : il faut savoir ce dont on parle ! (paru dans L’EXILÉ N°10 page 11)

2 Sans oublier les guerres de libération du Zimbabwe, de la Namibie et des Iles du Cap Vert

3 Forces armées togolaise

4 Mouvement patriotique du 5 octobre

5 L’exemple du génocide rwandais en avril 1994

et la question des Banyamulenge au Congo-Kinshasa

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