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TOGO: La feuille de route n’est qu’une diversion pour détourner la lutte du peuple.

  • Retour sur la conférence de presse de Ferdinand AYITE à Bruxelles le 5 octobre 2018

fauredoitpartirIl y a plus d’un an (pour ne pas remonter aux années 1990) que le peuple togolais est en lutte contre le régime cinquantenaire du clan Gnassingbé. Il y a plus d’un an, que cette inflexible lutte est soutenue par ses filles et fils de la diaspora, qui, de New York à Ottawa en passant par Berlin, Bruxelles et Paris; organisent diverses formes de résistances pour encourager et soutenir ceux qui luttent sur le sol national. Il est remarquable que les grandioses manifestations organisées par nos «savants» en démocratie n’aient rien changé à la nature prédatrice, barbare du clan au pouvoir. Pendant que, ces leaders, ces faux démocrates, continuent tout bonnement leurs tractations avec le pouvoir à travers la CEDEAO; le peuple, lui, est entrain de soigner ses blessés et enterrer  ses morts… Ce retour momentané de Faure et ses affidés sur la scène régionale à travers une énième négociation a eu de néfastes répercussions au sein de la diaspora en générale. Au sein de la diaspora, en dehors des nervis et autres mouchards à la solde du pouvoir, on peut distinguer  deux camps politiques à l’heure actuelle.

Dans le premier camp on retrouve les compatriotes résignés et les inconditionnels des faux amis du peuple regroupés au sein de la C14, TOGO DEBOUT, CODITOGO, le Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)  et le Collectif pour la Vérité des Urnes -Togo-Diaspora etc. Ces derniers continuent de suivre cette opposition dite démocratique. Le plus souvent par ignorance; sans aucune formation politique, ils sont incapables de formuler des analyses et des jugements politiques autonomes; c’est la raison pour laquelle ils restent attachés pieds et poing aux leaders de la C14 et sont devenus une source de revenus importante aux leaders de la C14, qui savent exploiter habillement leur naïveté en les incitant sans cesse à mettre la main à la poche. C’est pourquoi de temps à autre ces incrédules, malheureux compatriotes laissent entendre sur tous les toits que «quelque chose se prépare», des rumeurs évidemment sans fondement.

Dans le camp des non résignés, des patriotes et démocrates nous savions par l’expérience de luttes des peuples «qu’on ne prépare pas quelque chose de sérieux», lorsqu’on passe son temps, son énergie à emprunter les couloirs des institutions, des ambassades étrangères pour quémander des liards, des subsides et à préparer des élections sous une dictature dont les résultats sont connus d’avance. Ainsi, nous profitons ici de l’occasion pour remettre à leur véritable place ceux-là qui continuent de tromper le peuple en faisant croire que la fameuse  feuille de route de la CEDEAO et une CENI «équilibrée» et «parrainer» par une personnalité «neutre» peuvent nous apporter la démocratie.

Indéniablement, ces compatriotes de la diaspora sont aveuglés par les agissements des leaders de la C14 et leurs parrains ghanéens et guinéens; cet aveuglement amène ceux-là à oublier délibérément le sort qui était réservé dans un passé récent aux différents négociations et accords signé par le clan Gnassingbé par devant la mythique «communauté internationale»C’est pourquoi, les démocrates qui s’organisent au sein de la diaspora et ceux qui sont sur le sol national s’insurgent ouvertement contre cette feuille de route des facilitateurs qui n’est qu’un artifice de plus, une diversion pour dissimuler l’essentiel: à savoir qu’il n’y aura ni institution réellement démocratique, ni élection libre et transparente tant que le clan Gnassingbé et son système demeureront en place.

Dans les conditions actuelles, le rôle des démocrates, est d’aider le peuple à mieux comprendre la situation, à se mobiliser et à s’organiser pour démanteler tout le système dictatorial et néocolonial. C’est la seule solution, la seule voie qui peut nous amener à créer les conditions nécessaires pour instaurer dans notre pays une démocratie authentique et véritable.   

 

Retour sur la conférence de presse de Ferdinand AYITE à Bruxelles le 5 octobre 2018

 

Revenons alors à la véritable question qui nous a amenée à faire cette mise au point sur la feuille de route. Cette question concerne la conférence de presse organisée à Bruxelles le vendredi 5 octobre par le journaliste Ferdinand AYITE; évidemment sur invitation des inconditionnels, des admirateurs sans réserve de l’opposition dite démocratique ou la C14. Lors de cette conférence de presse, on remarquera sans peine que les interventions de sieur AYITE dépassent largement le rôle d’un simple journaliste qui est sensé éclairer en apportant des faits réels, qui permettront à l’assistance et aux compatriotes de la diaspora de concevoir leurs propres opinions voire un jugement autonome sur la situation politique qui prévaut dans notre pays.

Dans son intervention, sieur AYITE s’est plus d’une fois transformé en conseiller puis en militant politique de première heure de la C14 pour défendre, comme ses confrères de la presse écrite, la prétendue feuille de route et le rôle des facilitateurs de la CEDEAO. Il présente ce document comme une bataille gagnée voire une victoire sur le clan Gnassingbé. Alors que rien de tout ce tintamarre de notre journaliste  n’est vrai. Tout au long de son intervention sur cette feuille de route, on a constate avec dégoût que notre journaliste s’est bouché les oreilles, fermant  les yeux sur les pratiques nauséabondes des leaders de la C14 comme un AGBOYIBO, premier ministre et homme de la politique de cogestion du pouvoir. Sans oublier un FABRE qui accepte sans honte le titre déshonorant de chef de file de l’opposition sous ce régime cinquantenaire. Cette complicité ouverte des leaders de la C14 ne rentre pas dans les considérations de sieur AYITE.

En fermant les yeux, il est tout à fait logique que AYITE Ferdinand continue de défendre bec et ongle l’opposition dite démocratique. On a l’impression qu’il n’a rien tiré comme leçons des 28 dernières années de lutte de notre peuple. Ce manquement l’amène à oublier intentionnellement comment la C14 et sa CENI «parrainés» par une personnalité dite «neutre» peut chasser du pouvoir les ennemis du peuple, le RPT-UNIR.

Dans un autre registre, notre journaliste se transforme en véritable conseiller des faux démocrates. Il nous fait comprendre que ces leaders ne travaillent pas assez pour prendre le pouvoir; ils négligent la question militaire: «J’ai demandé à un leader le nombre de caserne qui existe dans le pays… Ce dernier est incapable de me répondre» déclare t-il… Sur  cette question, nous voulons faire comprendre à notre journaliste que ce n’est nullement le comptage au bout des doigts des casernes des FAT qui déterminera une suite victorieuse de la lutte. L’issue de cette lutte pour la liberté et la démocratie  ne peut  jamais dépendre d’un simple calcul du nombre  des casernes au Togo. A titre d’exemple: dans un match de football, ce n’est pas le nombre de passes et de jonglages des joueurs qui déterminent  une fin victorieuse d’une des équipes en compétition. Tous les amateurs de ce sport populaire savent plutôt que c’est l’organisation défensive et offensive de l’ensemble d’une équipe qui détermine une issue victorieuse.

En comparaison avec notre situation politique, ce qui nous fait défaut à l’heure actuelle, c’est plutôt cette organisation d’une équipe de foot qui s’entraine régulièrement  dans le but de peaufiner sa tactique. C’est en suivant cet exemple d’une équipe de foot que naîtra une équipe de démocrates conséquents; en langage clair, une direction politique et organisationnelle qui puisse diriger diverses batailles avec une orientation politique claire qui rompt radicalement avec les partisans de la démocratie par la conciliation et les urnes.

 Cet exemple nous amène également à faire comprendre que la majorité des soldats qui vivent dans ces casernes souffrent, vivent dans la misère comme la majorité de la population, le peuple. Leurs intérêts sont intimement liés à celui du peuple en lutte. La plupart de ces soldats peut se retrouver un jour à lutter résolument aux côtés du peuple. Evidement à conditions que les démocrates arrivent à créer les conditions qui permettront à ces soldats de rejoindre les rangs du peuple en lutte.

Le comble c’est quand notre journaliste commence à aborder les relations entre la France, une puissance impérialiste, et le Togo, d’une part  et la lutte de notre peuple pour la démocratie et la liberté. Dans ce registre, il déclare sans aucune retenue «qu’on peut travailler avec la France»; une déclaration qui a soulevé un tôlé, un cri d’indignation chez un démocrate tunisien présent dans l’assistance. Dans le but de donner une explication à l’assistance, Ferdinand AYITE va encore plus loin en ces termes «nous  sommes dans un monde d’intérêts (…) dire à ce propos qu’on va enlever les intérêts des autres dans notre pays, c’est des illusions venant de l’extérieur» 

Après tant d’années de lutte, nous savons ce qui se cache derrière une telle déclaration chez les partisans résolus de la démocratie par la conciliation et les urnes. D’ailleurs, ils ont toujours caractérisé la France de puissance amie. Pour eux, nous sommes faibles et nous devons commencer d’abord par se débarrasser du clan GNASSINGBE, et pour cela il faut donc s'arranger avec l'impérialisme. Concrètement s'arranger avec  l'impérialisme signifie agir dans l'intérêt de ce dernier. Or, nous savons que, cet intérêt peut aller à l'encontre des intérêts de notre propre peuple et donc de notre démocratie. Dans ces circonstances, la seule éviction du clan Gnassingbé ne sert donc à rien surtout si c'est avec l'accord de la France qui a implanté, soutenue militairement cette dictature depuis 1963.

Les démocrates savent qu’il n’y a que ceux qui ne rêvent de cela et dont le seul but est de prendre la place des Gnassingbé pour servir le même maître qui  attachent du prix a cette pratique politique.On sait que leur préoccupation réelle ce n'est pas la démocratie. Dans cette situation où les intérêts de notre peuple sont incompatibles avec celui d’une puissance étrangère comme la France. Notre journaliste du jour n’en a cure. Nous invitons donc Ferdinand AYITE à réfléchir sérieusement parce que c’est une question concrète et ce n’est pas une illusion venant de l’extérieur.

Pour justifier les positions de notre journaliste un compatriote parmi l’assistance avance une autre raison bidon à savoir : «L'impérialisme français est trop «fort». Martèle-t-il… Nous voudrions lui répondre que si la lutte devait se mener dès le départ contre des ennemis plus faibles, il n'y aurait aucun mérite à la mener. S'il  faut attendre et s'assurer que l'ennemi soit faible avant de commencer la lutte, on risque d'attendre longtemps et même de ne rien entreprendre du tout.

Dans l’histoire, tous les peuples (vietnamiens et algériens) qui étaient venus à bout de l’impérialisme français, n’étaient pas au départ des peuples techniquement et matériellement plus fort et plus puissant que la France. C’est grâce à la  détermination, à la mobilisation et à l’organisation qu’ils avaient su battre la réaction française. Aujourd’hui, l’objectif des patriotes et démocrates togolais, c’est d’arracher par la même détermination  les intérêts de l’impérialisme français dans notre pays pour honorer à la face du monde le 27 AVRIL 1958.

Bruxelles le 7 octobre 2018

Le Togo En Lutte

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