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LE COURAGE ET LA DÉTERMINATION D’UN PEUPLE EN LUTTE CONTRE LA DICTATURE!

togo09L’interview qui suit a été transcrite, il y a quelques années, par Bouyo Emile pour le compte du journal en ligne www.togoenlutte.org. A cette époque notre compatriote a suivi le Front des Organisations Démocratiques Togolaises en Exil (FODTE), dans diverses activités publiques. Il avait profité de cette occasion pour discuter et interroger les militants de cette organisation qui ont décidé de chasser à la tête du mouvement démocratique tous les faux démocrates et les opportunistes de tout poils qui, justement, empêchent le peuple Togolais de mettre fin à la dictature du clan Gnassingbe. C’est la somme de ces informations recueillies que nous voulons, par le biais de notre Site Internet, mettre à la disposition du public pour faire connaître davantage la ligne politique du Front et son rôle en tant qu’organisation politique en exil.

Togoenlutte.org : Pouvez-vous nous présenter brièvement le Front des Organisations Démocratiques Togolaises en Exil (FODTE) ?

Le Front des Organisations Démocratiques Togolaises en Exil (FODTE) est un mouvement tout récent mais il est l’héritier de deux autres organisations togolaises, le CTCL et L’EXILÉ qui animaient le mouvement démocratique depuis une dizaine d’années en exil. Ces deux organisations constituent le socle du Front. Le FODTE se veut une organisation qui entend regrouper des organisations démocratiques, des démocrates et patriotes togolais, qui partagent la même volonté de contribuer, de participer à la lutte du peuple pour sa libération, pour la démocratie et pour le progrès social. Il regroupe des militants d’un peu partout (Belgique, France, Pays-Bas, Luxembourg, Allemagne…). Bref, le FODTE est basé en exil. Nous sommes une organisation autonome qui ne reçoit aucun subside et nous existons de par les cotisations de nos militants.

Notre rôle à partir de l’étranger est de faire connaître la noble lutte que mène le peuple togolais contre l’impérialisme français et ses valets locaux, de mobiliser et d’organiser nos compatriotes pour qu’ils apportent le meilleur d’eux-mêmes à la lutte libératrice. C’est dans cette optique que nous avons organisé la manifestation du 3 juin dernier pour faire connaître, aux peuples européens, le peuple belge notamment, la lutte que mène notre peuple contre la dictature du clan Gnassingbe et l’impérialisme français.

Togoenlutte.org : Quelles étaient les revendications de cette manifestation publique ?

La manifestation du 3 juin dernier était une manifestation européenne des togolais en exil contre le rôle de la France et la dictature qui sévissent depuis quarante deux ans au Togo. Mais ce qu’il faut retenir est que les mots d’ordre, défendus par certaines associations togolaises lors de ladite manifestation étaient inacceptables. Pour ces associations qui se réclament de la société civile, après l’élection présidentielle du 24 avril et la terreur qui s’en est suivie, «il faut mettre le Togo sous tutelle de l’ONU, pour qu’elle puisse gérer la crise et le pays». C’est dans cette optique que ces associations et partis ont appelé à manifester devant les représentations de l’UE.

Au Front, nous trouvons ces revendications scandaleuses! Vue la situation politique dans la sous- région, en Afrique et dans le monde il faut être aveugle pour accepter une telle revendication! Le moins qu’on puisse dire est que ceux qui ont formulé de telle revendication ne portent plus en eux l’amour de la patrie…Dans cette situation où bon nombre de togolais sont gagnés par la résignation et le découragement, les auteurs de cette morbide revendication veulent profiter de cette faiblesse afin de tronquer l’indépendance que nos aïeux ont acquise de haute lutte en échange pour s’asseoir sur le trône néocolonial. Ces leaders de l’opposition et leurs représentants en Europe sont dans une impasse et n’ont aucune alternative à proposer au peuple togolais. Ils sont dans une impasse totale parce que la voie de la démocratie par la négociation et les urnes, prônée ces quinze dernières années, est un échec cuisant. Comme ils n’ont plus une autre alternative à proposer au peuple, ils préfèrent, honteusement, franchir le rubicond: vendre la mère patrie, le Togo. Et c’est dommage! Au Front nous n’allons pas les laisser faire!

Pour aller à l’encontre de ces morbides mots d’ordre et revendication, le Front a mobilisé ses troupes et a appelé à manifester le même jour avec les véritables revendications du peuple togolais à savoir: la dénonciation de l’impérialisme français au Togo et dans la sous- région; la dénonciation du rôle néo-colonial de la CEDEAO, de l’UE et de l’OIF. Comme il se doit, nous avions, sans détour, dénoncé la désignation d’un administrateur par l’ONU dans de fallacieux but d’accompagner le processus démocratique au Togo; dénoncé aussi les manœuvres de l’opposition qui dans sa quête du pouvoir néocolonial, demandent, honteusement, l’occupation de la Terre de nos Aïeux, le Togo, par une soi-disant force internationale.

Au Front, nous nous insurgeons contre toutes idées de mercenariat, d’armées étrangères qui viendraient fouler le sol national pour soi disant libérer le peuple togolais! Le message que nous voulons lancer ici est que la véritable lutte pour la démocratie dans un pays est avant tout l’œuvre du peuple de ce pays, que celle-ci ne saurait en aucune manière garantie par des baïonnettes et canons étrangers. Le peuple togolais est et restera l’auteur et l’acteur de son émancipation! Et c’est là l’objectif principal du Front et des organisations démocratiques qui luttent sur le terrain, le Togo, contribuer tout d’abord à une véritable prise de conscience dans de large secteur du peuple et ensuite s’organiser de manière conséquente pour que lui-même soit capable de renverser la réaction togolaise et ses alliés étrangers.

Togoenlutte.org : Lors de cette manifestation pourquoi certains togolais s’attaquaient aux français ?

Ce problème aussi fait partie des contradictions de notre lutte. Une contradiction qu’il faut résoudre à condition que nous fassions un sérieux travail de conscientisation. Ceci dit nous devons savoir, dans notre situation, délimiter le camp des vrais ennemis et celui du peuple. Quand lors de nos activités publiques nous désignons la France comme le principal obstacle à notre démocratie, certains rétorquent «qu’il vaut mieux chercher les raisons fondamentales chez nos propres frères qui ont accepté de collaborer avec le blanc». Nous nous démarquons de ceux-là qui parlent de la lutte entre noir et blanc. C’est une vision erronée de la lutte. Ce qu’il faut souligner c’est que notre lutte contre la France impérialiste n’est pas dirigée contre les travailleurs français, qui aussi, ont les mêmes ennemis que le peuple togolais.

Et ces ennemis communs sont les capitalistes français à l’instar de Bouygues et Bolloré qui exploitent sans vergogne les ouvriers français en France et allument, avec l’appui de Chirac et Cie, des guerres civiles réactionnaires dans notre sous- région pour contrôler nos richesses. Donc, pour nous, les travailleurs français sont des alliés naturels de notre peuple en lutte contre la dictature et l’impérialisme français. Une remarque: dans la population togolaise, il y existe des gens (le clan Gnassingbe, les Agboyigbo, les Gnininvi etc.) qui, par intérêt sont au service de la France impérialiste. Est-ce qu’on peut dire que ces personnalités sont des blancs? Certainement pas! En résumé, ce n’est ni une question de noir ou de blanc. Ceux qui, par vilain plaisir, s’attaquent à un simple citoyen français se trompent d’ennemis et de lutte. Nous disions bien qu’ils se trompent d’ennemi parce que la lutte pour la démocratie, la liberté et la justice sociale est d’autant une lutte juste quand elle transcende les questions de la couleur de peau.

Togoenlutte.org : Certains disent que la crise togolaise est un conflit ethnique entre le Nord et le Sud. Qu’en pensez-vous ?

Certes, ceux qui se cramponnent sur de tels arguments veulent détourner la lutte du peuple togolais sur un conflit ethnique. Selon ces oiseaux de mauvaise augure, «la crise togolaise est une lutte entre les Nordistes au pouvoir et les Sudistes qui veulent accéder à ce même pouvoir».togo08

Si nous analysons profondément le pouvoir qui est en place au Togo, on constate, avec acuité, que la question ethnique est une diversion pour farder la véritable nature de ce pouvoir néocolonial qui opprime toutes les nationalités du Togo, en commençant par les Kabyè. Il suffit de regarder la composition de ce pouvoir pour constater qu’il y existe en son sein toutes les ethnies ou nationalités. Il est à noter que bon nombre d’intellectuels ou cadres du Sud ont été les idéologues et les piliers du parti au pouvoir, le RPT. L’exemple d’un Edem Kodjo en passant par Mivedor, Laclé, Eklo, Amégbo, Voulé et Kodjo Agbéyomé est à cet égard édifiant.

Du côté du peuple, de la masse opprimée, on retrouve aussi toutes les ethnies ou nationalités du pays. L’ensemble du peuple togolais (Nordistes et Sudistes) est exploité de manière éhontée et vit une situation de misère sans nom. Dans une véritable lutte pour la démocratie, toutes les nationalités du Togo ont donc intérêt à s'unir pour combattre leurs ennemis communs (Nordistes et Sudistes) qui les affament, et usent du clientélisme, du népotisme et de l’ethnicisme pour les diviser afin de bien sucer leur sang. Pour nous, la lutte pour la démocratie au Togo est une lutte entre une minorité (le pouvoir oppresseur) qui opprime une majorité (la masse opprimée) qui lutte avec courage et abnégation pour se libérer du joug d’enfer du clan Gnassingbe et de l’impérialisme français.

Togoenlutte.org : Pouvez-vous nous éclairer sur le rôle de la France dans la crise politique au Togo ?

Les relations entre la France et notre pays le Togo ne datent pas d’aujourd’hui. Et cette relation a été toujours un rapport entre le cheval et son maître. En résumé c’est une relation de servitude totale. Pour comprendre cette relation, il faut remonter l’histoire. La France puissance colonisatrice du Togo avait commencé à administrer notre pays à la fin de la première guerre mondiale et au début des années vingt.

De sa perfide volonté de dominer, de régenter notre pays, elle s’est toujours opposée à l’émancipation de notre peuple. Cette farouche opposition de la France colonialiste s’était traduite par des massacres de la population de Lomé en janvier 1933, du peuple Konkomba en 1936, de Vogan en 1951, à Lomé et à Pya en 1957. Ajoutons à cela les arrestations et l’embastillement des nationalistes qui luttaient pour en découdre avec le colonialisme. Cette pratique de l’armée colonialiste nous démontre aujourd’hui que le pouvoir dictatorial et sa milice les FAT sont les dignes successeurs des colons français dans le domaine de la répression et des massacres. Mais l’histoire nous enseigne que cette répression barbare n’avait nullement empêché le peuple togolais de se mobiliser derrière les partis nationalistes (la JUVENTO, le CUT et le MPT) pour mettre fin à l’oppression coloniale le 27 avril 1958 à la suite d’une élection générale.

Il va sans dire que la victoire du 27 avril 1958 n’était pas simplement une victoire électorale comme veulent le faire croire aujourd’hui les leaders de l’opposition… Ce faisant cette victoire des nationalistes était l’aboutissement d’un travail de longue haleine, de sacrifices, de mobilisation et d’organisation qui s’était établi dans les colonies françaises. On peut citer le cas du Togo mais aussi d’autres pays comme l’Algérie, le Cameroun, le Madagascar et le Vietnam qui luttaient, eux aussi, contre les mêmes ennemis, les colonialistes français.

Dès la prise du pouvoir par les nationalistes en avril 1958, Sylvanus Olympio, le leader du mouvement nationaliste ne cachait pas ses liens politiques et économiques avec d’autres puissances étrangères telles que l’Allemagne, l’Angleterre et les USA. C’est à partir de ces relations qu’il avait commencé à calquer les différents secteurs de l’économie togolaise sur le modèle anglo-saxons avec à la clé le projet d’une monnaie togolaise qui s’alignera sur le Mark allemand. Les mesures économiques que prenait Sylvanus Olympio empêchaient, inévitablement, l’impérialisme français de ramasser, comme au temps colonial, ces bénéfices juteux.

Ce qu’il faut marteler ici est que les mesures anti-France de Sylvanus Olympio au profit de l’Allemagne ou des USA que d’aucuns ne cessent d’ériger en exemple à suivre sont aussi des formes de dépendance. C’est ainsi qu’au lieu d’une indépendance réelle, notre pays est passé à la dépendance néocolonialiste. Un tel régime était incapable de satisfaire les aspirations des masses, et ne pouvait que s’isoler. C’est ce qui facilita le coup d’Etat du 13 janvier 1963 perpétré par l’impérialisme français. C’est à partir de janvier 1963 que la France a accentué son hégémonie sur notre peuple et notre pays en plaçant ses hommes de paille au pouvoir, Grunitzky, puis après, l’autocrate Eyadema. Et c’est ce dernier (Eyadema) qui a, le plus contribué à l’implantation des intérêts de l’impérialisme français au Togo et dans la sous- région. C’est ainsi que le régime fasciste fut instauré dans notre pays avec l’aide et l’appui des présidents français: De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac. Ces derniers ont toujours été des alliés sûrs du despote Eyadema.

Aujourd’hui, pour travestir l’histoire et justifier leur compromission avec la dictature et la France, les leaders de l’opposition (Agboyigbo, Gnininvi et leurs compères de la coalition) occultent complètement ces incessantes luttes qui se sont débouchés sur la victoire électorale du 27 avril 1958. Et cette attitude ne nous étonne pas parce que les leaders de l’opposition doivent leur existence politique à la France et sont prêts à servir cette dernière avec ou sans l’autocrate Eyadema. Par conséquent, ces leaders -Agboyigbo, Gnininvi et Cie - freinent le développement du mouvement démocratique mais aussi empêche la jeune génération qui, effectivement, a besoin des riches expériences de lutte de notre peuple pour se transformer, s’aguerrir et s’organiser pour chasser une fois pour toute le clan Gnassingbe du pouvoir et la France du Togo!

Togoenlutte.org : Vous venez de nous donner un large aperçu sur l’historique de la domination française. Aujourd’hui, expliquez- nous les caractéristiques de cette domination ? 

Si nous analysons tous les domaines de la vie politique, économique et culturelle dans notre pays, on se rend compte que la domination, la main mise de la France se situe essentiellement à trois niveaux. En effet; 


- Sur le plan économique, la main mise de la France se caractérise par le contrôle des secteurs les plus juteux de notre économie. Ainsi, la CEET (Compagnie d'Energie Electrique du Togo) est contrôlée par le groupe Lyonnaise des Eaux via sa filiale Elyo et en partenariat avec le canadien Hydro-Québec. Pour bien cerner les intérêts de la France au Togo, voici ce que rapporte un officiel français sur les chiffres d’affaires des entreprises et multinational français au courant du semestre 2001: «nos exportations sont concentrées sur 6 produits qui représentent 52% de nos ventes: les produits raffinés pétroliers (11 millions d'euros et 20%), les préparations pharmaceutiques (5 millions d'euros et 9%), le matériel de télécommunications (4 millions d'euros et 8,5%), les véhicules automobiles (3 millions d'euros pour 5,5%), les intrants agricoles (3 millions d'euros et 5%) et les viandes de volailles (2 millions d'euros et 4%).». De ces chiffres, on comprend aisément pourquoi après la mort bien subite du satrape Eyadema, l’impérialisme français a décidé contre la volonté populaire de nous imposer ses fils, Faure et Kpatcha Gnassingbe, pour sauvegarder les intérêts des capitalistes français qui sucent le sang des travailleurs togolais. 

- Sur le plan politique et militaire c’est tout d’abord l’accord secret de juillet 1963 avec le clan Foccart et ensuite la mise sur pied d’une armée fasciste, contrôlée et dirigée par les officiers français afin de mettre le peuple togolais en respect. L’installation d’une base militaire à Niamtougou (Nord du Togo) et une autre base d’appui à l’aéroport de Lomé pour soutenir ses troupes d’agression en Côte d’Ivoire. Sans oublier le RECAMP (Renforcement des Capacités Africaines de Maintien de la Paix) qui permet à l’armée française d’intervenir n’importe quand et n’importe où sur le continent africain.

- Sur le plan culturel, par le biais des institutions de la francophonie, des bourses de coopération et de ses centres culturelles, la France impose à nos pays sa langue et sa culture. A travers cette culture, elle contrôle notre école et l’éducation. Ceci contribue à entretenir l’esprit colonialiste et néocolonialiste chez les jeunes togolais qui sont ‘’fiers’’ de parler et d’écrire la langue de Voltaire. Mais ce qui est frappant, c’est que ces jeunes ignorent complètement la culture africaine. Ces jeunes togolais sont perdus, ils ne connaissent pas l’histoire du pays, mais savent bien réciter l’histoire des rois de France. Bref, ils sont déracinés dans leur propre pays, de surcroît des étrangers. Le moins qu’on puisse dire est que c’est à travers cette culture française que l’impérialisme français recrute les futurs hommes de paille dans nos pays.

Pour nous résumer voici, à partir de ce schéma ci-dessous, comment la France contrôle notre pays:

Les fondements du pouvoir néo-colonial au Togo:


Togoenlutte.org : Aujourd’hui, sur la scène politique, avez-vous un représentant politique capable de faire face à la dictature ?

Ces derniers temps, on ne cesse de nous demander: «vous déclarer que l’opposition a échoué…. Est-ce que vous avez une personne qui peut nous conduire à la démocratie?». Pour répondre à cette question nous disions que la lutte ne manque nullement de militants politiques pour la conduire à bon port… Et nous sommes convaincus qu’il existe au sein de notre peuple des personnalités et organisations politiques qui pouvaient faire mieux que ces leaders autoproclamés qui s’agitent depuis une dizaine d’années sur la scène politique togolaise.

Dans notre situation au Togo, ce qu’il nous faut c’est non seulement des hommes nouveaux mais aussi l’émergence d’une véritable organisation démocratique avec un programme politique clair. Certes, c’est un fait certain que nous cherchons des nouveaux leaders politiques pour organiser et diriger le mouvement démocratique mais ce qu’il faut souligner, c’est dans la lutte intransigeante contre la dictature et la France qu’émergeront ces hommes nouveaux. C’est le seul critère qui peut permettre au peuple togolais d’éviter l’infiltration des nouveaux Freitas, Koffigoh, Agboyigbo, Gilbert Atsu, Edem Kodjo etc.

Après tant d’années d’échec, nous voulons en finir avec des leaders politiques autoproclamés, des leaders politiques sans programme ni ligne politique claire. Nous voulons en finir avec des partis, associations et organisations conjoncturelles qui se créent autour d’un évènement ou d’un homme avec comme objectif le pouvoir néocolonial. C’est l’une des grandes leçons que nous avons tirée au Front. Au Front, notre souhait est qu’une organisation politique puisse y émerger au Togo. Cette organisation doit être une organisation nouvelle avec une structure démocratique de haut en bas et elle doit incarner les aspirations légitimes de notre peuple. 

- Incarner les aspirations du peuple signifie qu’elle doit tourner le dos à la politique de conciliation, de veulerie, aux négociations bidon, et surtout aux élections organisées par la dictature et l’impérialisme français. 

- Incarner les aspirations du peuple, c’est aussi aider le peuple togolais à prendre conscience à se démarquer des club électoraux (UFC, CDPA, CAR, UDS-Togo etc.) et à s’organiser de manière conséquente contre la dictature. 

- Incarner les aspirations du peuple c’est de dénoncer sans complaisance les plans du FMI, de la Banque Mondiale et la privatisation des entreprises d’Etat. Il faut souligner que ce sont ces perfides plans et privatisations qui sont à la base de la paupérisation de notre peuple et de notre pays. 

- Incarner les aspirations du peuple c’est lier intimement la lutte contre l’autocratie et la lutte contre l’impérialisme français qui ne cesse de s’appuyer sur le clan Gnassingbe pour perpétuer son hégémonie sur le Togo, la sous région et l’Afrique…

Au Front nous sommes prêts à soutenir toutes organisations ou partis qui intègrent ces points sus mentionnés non seulement dans son programme mais aussi les mettent en pratique pour hâter la chute du pouvoir dictatorial.


Fait à Bruxelles, le 2 octobre 2005 


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