Togoenlutte

flickr facebook twitter digg stumbleupon feed

A propos de la candidature de Kofi Yamgnane.

KofiS’il est vrai que la prochaine élection présidentielle n’est qu’une mascarade de plus, et que le peuple togolais a raison de boycotter, il nous paraît néanmoins nécessaire de faire connaître notre point de vue sur une question qui pour nous revêt une grande importance: il s’agit de la candidature de Kofi Yamgnane, ancien ministre français d’origine togolaise. Cette question nous interpelle au plus haut point, parce qu’elle va au-delà d’une péripétie électorale, et touche à la question du patriotisme, de la dignité nationale, de la démocratie. Mais d’ores déjà, nous nous démarquons de la Cour constitutionnelle RPTiste qui, à voir les arguments minables et mesquins qu’elle avance, n’a pour seule véritable préoccupation que d’écarter un rival à Faure Gnassingbé. De toute façon, nous ne sommes pas du tout surpris par ce genre de pratique dont le régime nous a donné l’habitude. La vraie question qui se pose, et que ni le pouvoir ni l’opposition dite démocratique ne veulent aborder, est la suivante: Kofi Yamgnane, ancien ministre français peut-il être candidat à la présidence de la république chez nous ? A cette question, la réponse des démocrates est non !Dans un Togo débarrassé de la domination et de l’oppression, dans un Togo réellement libre et démocratique, une telle candidature n’est pas possible, parce qu’elle doit être simplement rejetée, et ce rejet est sans aucun rapport avec les questions de documents d’état civil.

Lire la suite...

Grève des dockers au Port autonome de Lomé.

dockersTout comme les ouvriers de la cimenterie de Tabligbo et de Kpémé, les dockers du Port autonome de Lomé ont déclenché depuis le début janvier 2009 un mouvement de grève pour demander des meilleures conditions de vie et de travail. Comme il fallait s’y attendre, les tenants du pouvoir n’ont pas du tout lésiné sur les moyens -médiatiques et policières- dont-ils disposent pour isoler les grévistes. Ainsi, Faure et ses affidés ont voulu faire croire que se sont les jeunes des quartiers populaires de Bè et d’Akodessewa qui sèment la pagaille et le désordre au sein du Port. Il n’ y a aucun doute que cette intoxication grossière a été vite perçue par l’ensemble du mouvement syndical qui a continué à braver résolument les autorités portuaires. C’est dans ces conditions que le pouvoir s’est ravisé et a envoyé tout un arsenal de répression afin de briser le mouvement des dockers.

Lire la suite...

Gilbert Houngbo, l’homme des milieux financiers.

 

Houngbo-ClintonSous l’impulsion de la France, des milieux d’affaires et autres financiers (FMI-Banque Mondiale) Faure Gnassingbé vient de nommer comme Premier ministre Gilbert Houngbo, fonctionnaire des Nation Unies. Suite à cette nomination, les tenants de la dictature se congratulent et commencent à bercer d’illusion une fraction de la population sur «le retour des bailleurs de fonds» et sur un prétendu décollage de l’économie togolaise etc. Pour parachever cette mise en scène, Louis Michel, l’envoyé spécial de l’impérialisme français dans notre pays, invite le pouvoir RPT, le patronat, les syndicats et les ONG à Bruxelles pour «plaider» la cause du Togo. Ce n’est pas la première fois que le pouvoir RPT et ses maîtres étrangers nous servent ces arguments sur le retour des «bailleurs de fonds» au Togo. Ainsi, pendant les années 1980, l’autocrate Eyadema de son vivant ne cessait de marteler -dans ses discours les mêmes arguties- quand il recevait les lugubres personnages du monde politique et financier tels que: les Franz Josef Strauß et autres Sasakawa… On voit bien qu’en matière d’insipide propagande rien n’a changé au Togo d’Eyadéma. Tout ce tintamarre autour des «bailleurs de fonds» confirme simplement que Faure est bien le digne héritier de son père.

 

Lire la suite...

Inondations et pillages au Togo du petit tyran Faure.

Zone NOPATO Les terribles pluies qui se sont abattues ces dernières semaines sur notre pays ont provoqué la rupture des principales voies de communication et l’effondrement de neuf ponts dans plusieurs préfectures. Selon les organisations humanitaires, depuis la fin du mois de juillet, la plupart des maisons situées dans certaines préfectures de la région maritime et des plateaux sont sous eaux et on compte neuf tués et plus de trente mille sinistrés. Outre l’effondrement des ponts et des routes, cette intempérie a ravagé une grande partie des champs de cultures vivrières dans le sud du pays. On signale aussi d’importants dégâts matériels et des victimes à Sotouboua et dans la région de Kara. Face à cela, le régime en place veut, comme d’habitude, maquiller sa responsabilité. C’est ainsi que le sous-fifre Gilbert Bawara, dans une interview se permet de déclarer que «si d’autres avaient été aux commandes de l’Etat les inondations n’auraient pas contourné et/ou épargné notre pays…». Quant au super ministre, le gros Bodjona et son mentor Faure se fendent d’un communiqué annonçant la dissolution du FER (Fonds d’Entretien Routier) qui n’est en réalité une vache à lait du clan Gnassingbé. Mais tout le monde connaît suffisamment les conditions exécrables dans lesquelles les populations de Bassar, Dapaong, Sokodé et de Lomé (pour ne citer que celles-là) vivent, tout le monde sait aussi l’aspect repoussant des quartiers et marchés de Lomé pour comprendre que ces inondations ne font que révéler une situation déplorable. En effet, il n’y a pas de doute que la destruction des neuf ponts, au même moment, montre que les infrastructures (routes, ponts, barrages) sont laissées, depuis des années, à l’abandon. A ce sujet, il va falloir que Bawara fasse honnêtement le bilan de la politique dite des grands travaux initiés dans les années 1970-1980 par Eyadema-Mivedor. Une politique dont le peuple continue de payer les frais à travers une odieuse dette à l’égard des institutions impérialistes, tels que le FMI et la Banque Mondiale. Une chose est sûre, Bawara et ses acolytes ne sont pas prêts à faire le bilan de plus de quarante années de médiocrité à la tête de notre cher Togo. Sans aucun doute en tant qu’un héritier d’Eyadema, il veut poursuivre -sans honte- la politique criminelle du RPT.

Lire la suite...

Le clan Gnassingbé au service des rapaces patrons indiens mène un combat contre le mouvement de grève au Togo

 Prasad-Motaparti-Siva-RamaPendant que Gnininvi n’a pas fini avec la mangeoire en disputant -comme un chiffonnier- les prérogatives de son ministère avec le larbin Gilbert Bawara; pendant que les députés de l’UFC traînent leur derrière sur les bancs du parlement pour réformer le régime et donner un visage «humain» à la dictature du clan Gnassingbé, le groupe indien FORTIA, l’un des deux producteurs de ciment au Togo, dont l’usine est située à Tabligbo, organise avec l’appui des barons du régime l’exploitation d’une main d’œuvre à bon marché des ouvriers togolais. C’est dans cette condition qu’une grève spontanée de 24 heures ait été déclenchée le 18 juillet 2008 par les travailleurs de ce groupe. Comme de juste, les ouvriers de FORTIA exigeaient tout d’abord l'amélioration des conditions de travail au plan sanitaire -c'est-à-dire- l'instauration de la visite médicale annuelle comme droit lié au travail. Selon les informations, les conditions de travail son très pénibles: le ciment est très toxique et le clinker est produit avec du charbon qui libère beaucoup de CO2 et qui pollue l’environnement. A part les questions liées à la santé des travailleurs, l'augmentation du salaire de base variant entre 24.405Fcfa et 59.328Fcfa demeure l’une des revendications des cimentiers de Tabligbo. Bref, ce mouvement spontané dirigé par les militants syndicaux n'était qu'un «avertissement» pour obtenir satisfaction et fait suite aux nombreuses tentatives de négociations restées sans suite depuis 2002 avec les véreux patrons indiens et le clan au pouvoir.

Lire la suite...

La honteuse stratégie de la soupe de Logo Dossouvi et les siens

 

HilaireLL’année 2007 qui s’achève est pleine d’enseignements pour l’ensemble du mouvement démocratique togolais. En effet, au cours de l’année 2007, on a vu comment Faure Gnassingbé n’a pas lésiné sur les moyens politiques, économiques et diplomatiques dont dispose l’Etat togolais pour reprendre en main le pouvoir. Dans un précédent article on a largement commenté comment cela s’est manifesté. Mais ce que nous n’avons pas eu l’occasion de développer, c’est  la manière dont le pouvoir s’y prend pour tenter de diviser le mouvement démocratique en exil  et implanter le RPT au sein de la communauté togolaise. C’est ainsi que, pour les besoins de la cause, le pouvoir RPT a su débaucher quelques «réfugiés» membres des partis et associations dits démocratiques. Pour accomplir leurs noirs desseins, ces éléments stipendiés en connivence avec certains milieux impérialistes  répandent  des rumeurs  sur la fin du mouvement démocratique en Belgique. «Nous avons gagné la confiance du CAR  et de la CDPA…  Il faut, maintenant, isoler, voir liquider tous ceux qui critiquent et s’opposent au gouvernement de Faure», ne cessent de marteler les émissaires du pouvoir à Bruxelles. En effet, on a vu tout un parterre de femmes et d’hommes rassemblés  dans les salles d’attente des hôtels de luxe bruxellois pour rencontrer l’envoyé du gouvernent, le bichon Gilbert Bawara. Pour les démocrates toutes ces manœuvres du pouvoir, c’est du déjà vu.  Mais, force est de constater que les émissaires n’ont pas été à la hauteur de la tâche. Hormis quelques individus  prêts à vendre leurs âmes à la dictature, les rencontres avec les envoyés du pouvoir n’ont pas eu les résultats escomptés. Ils furent éconduits. Le sabotage du mouvement démocratique en exil a d’ores et déjà échoué, parce qu’une conscience politique commence peu à eu à pénétrer les exilés togolais. En effet, nous ne sommes plus dans les années sombres de la dictature où, pour quelques sequins, les Togolais de l’extérieur étaient obligés de fêter  Eyadema, un tyran qui les affame et les opprime.

Lire la suite...

Les leçons d’une mascarade électorale.

louis-michelUne nouvelle mascarade électorale vient de se terminer chez nous au Togo. La transparence de ce scrutin que le pouvoir et ses rivaux de l’opposition dite démocratique voulaient vendre au peuple n’était pas au rendez-vous. En effet, la proclamation des résultats le 17 et 30 octobre dernier en faveur du parti au pouvoir le RPT, fut une véritable douche froide pour tous ceux qui continuent de croire aux bulletins de vote pour imposer le changement démocratique au Togo de Eyadema. Il va sans dire que ces résultats électoraux sortis tout droit des laboratoires de Lomé II étaient prévisibles et évidents. Comme il fallait s’y attendre, le RPT n’a pas du tout fait l’économie de ces moyens. Pour la cause le clan Gnassingbé et le RPT ont déployé toute une armada politique, économique et diplomatique afin d’organiser à une échelle jamais vue, chez nous, l’achat des consciences, la corruption des membres des bureaux de vote et la multiplication des procurations vierges déjà signées. En matière de corruption, nous pouvons consacrer, à elle seul tout un chapitre.

Lire la suite...

Une belle farce électorale sur fond de pillages et de vols.

AgboyiLa fièvre électorale ne cesse de monter dans tout le pays. Une fois encore, les états major des partis de l’opposition dite démocratique se sont mis en ordre de bataille pour inciter leur base à voter massivement le 14 octobre prochain. Ce n’est pas la première fois que ces partis (CAR, CDPA, UFC etc.) se mobilisent pour participer à un scrutin électoral. Comme il fallait s’y attendre, on nous annonce déjà que cette fois, les élections seront «libres et transparentes» et que les Kits électorales (ordinateurs et autres fichiers informatiques) seront utilisés pour aider la CENI à déjouer toutes sortes de fraudes. Pour notre part, il n’y a là rien de nouveau qui peut nous convaincre que la nature du pouvoir a changé, et que les bourreaux sont prêts à céder le pouvoir à la suite d’une quelconque élection. Notre refus de croire à ces fameux fichiers informatiques découle de l’expérience que d’autres peuples en Afrique (Sénégal, Mali, RD-Congo) viennent de vivre où ces fichiers ont montré leurs limites. Dans ces pays, la transparence et la régularité du scrutin ont été largement compromises, l’audit des fichiers a démontré très nettement la possibilité de s’inscrire plusieurs fois. Dans ces conditions, il n’y a que des incrédules qui peuvent encore fondé leurs espoirs sur l’utilisation de ces Kits.

Lire la suite...

Les derniers articles

Contact