Togoenlutte

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La honteuse stratégie de la soupe de Logo Dossouvi et les siens

 

HilaireLL’année 2007 qui s’achève est pleine d’enseignements pour l’ensemble du mouvement démocratique togolais. En effet, au cours de l’année 2007, on a vu comment Faure Gnassingbé n’a pas lésiné sur les moyens politiques, économiques et diplomatiques dont dispose l’Etat togolais pour reprendre en main le pouvoir. Dans un précédent article on a largement commenté comment cela s’est manifesté. Mais ce que nous n’avons pas eu l’occasion de développer, c’est  la manière dont le pouvoir s’y prend pour tenter de diviser le mouvement démocratique en exil  et implanter le RPT au sein de la communauté togolaise. C’est ainsi que, pour les besoins de la cause, le pouvoir RPT a su débaucher quelques «réfugiés» membres des partis et associations dits démocratiques. Pour accomplir leurs noirs desseins, ces éléments stipendiés en connivence avec certains milieux impérialistes  répandent  des rumeurs  sur la fin du mouvement démocratique en Belgique. «Nous avons gagné la confiance du CAR  et de la CDPA…  Il faut, maintenant, isoler, voir liquider tous ceux qui critiquent et s’opposent au gouvernement de Faure», ne cessent de marteler les émissaires du pouvoir à Bruxelles. En effet, on a vu tout un parterre de femmes et d’hommes rassemblés  dans les salles d’attente des hôtels de luxe bruxellois pour rencontrer l’envoyé du gouvernent, le bichon Gilbert Bawara. Pour les démocrates toutes ces manœuvres du pouvoir, c’est du déjà vu.  Mais, force est de constater que les émissaires n’ont pas été à la hauteur de la tâche. Hormis quelques individus  prêts à vendre leurs âmes à la dictature, les rencontres avec les envoyés du pouvoir n’ont pas eu les résultats escomptés. Ils furent éconduits. Le sabotage du mouvement démocratique en exil a d’ores et déjà échoué, parce qu’une conscience politique commence peu à eu à pénétrer les exilés togolais. En effet, nous ne sommes plus dans les années sombres de la dictature où, pour quelques sequins, les Togolais de l’extérieur étaient obligés de fêter  Eyadema, un tyran qui les affame et les opprime.

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Les leçons d’une mascarade électorale.

louis-michelUne nouvelle mascarade électorale vient de se terminer chez nous au Togo. La transparence de ce scrutin que le pouvoir et ses rivaux de l’opposition dite démocratique voulaient vendre au peuple n’était pas au rendez-vous. En effet, la proclamation des résultats le 17 et 30 octobre dernier en faveur du parti au pouvoir le RPT, fut une véritable douche froide pour tous ceux qui continuent de croire aux bulletins de vote pour imposer le changement démocratique au Togo de Eyadema. Il va sans dire que ces résultats électoraux sortis tout droit des laboratoires de Lomé II étaient prévisibles et évidents. Comme il fallait s’y attendre, le RPT n’a pas du tout fait l’économie de ces moyens. Pour la cause le clan Gnassingbé et le RPT ont déployé toute une armada politique, économique et diplomatique afin d’organiser à une échelle jamais vue, chez nous, l’achat des consciences, la corruption des membres des bureaux de vote et la multiplication des procurations vierges déjà signées. En matière de corruption, nous pouvons consacrer, à elle seul tout un chapitre.

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Une belle farce électorale sur fond de pillages et de vols.

AgboyiLa fièvre électorale ne cesse de monter dans tout le pays. Une fois encore, les états major des partis de l’opposition dite démocratique se sont mis en ordre de bataille pour inciter leur base à voter massivement le 14 octobre prochain. Ce n’est pas la première fois que ces partis (CAR, CDPA, UFC etc.) se mobilisent pour participer à un scrutin électoral. Comme il fallait s’y attendre, on nous annonce déjà que cette fois, les élections seront «libres et transparentes» et que les Kits électorales (ordinateurs et autres fichiers informatiques) seront utilisés pour aider la CENI à déjouer toutes sortes de fraudes. Pour notre part, il n’y a là rien de nouveau qui peut nous convaincre que la nature du pouvoir a changé, et que les bourreaux sont prêts à céder le pouvoir à la suite d’une quelconque élection. Notre refus de croire à ces fameux fichiers informatiques découle de l’expérience que d’autres peuples en Afrique (Sénégal, Mali, RD-Congo) viennent de vivre où ces fichiers ont montré leurs limites. Dans ces pays, la transparence et la régularité du scrutin ont été largement compromises, l’audit des fichiers a démontré très nettement la possibilité de s’inscrire plusieurs fois. Dans ces conditions, il n’y a que des incrédules qui peuvent encore fondé leurs espoirs sur l’utilisation de ces Kits.

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Les leaders de l’opposition à la mangeoire

 

Gnininvi-AgboyiboUne fois de plus, comme cela se répète depuis quinze ans, le sang du peuple n’a pas encore séché que les Agboyibo, Gnininvi et Gilchrist Olympio viennent d’entamer depuis le 21 avril dernier un nouvel épisode du sempiternel dialogue national. Selon ses leaders de d’opposition «ce nouveau dialogue doit permettre aux protagonistes d'aborder notamment les questions du financement des partis, la révision du cadre électoral et l'organisation des prochaines élections législatives et présidentielles». Il n’y a là rien de nouveau,rien de ce qu’on n’ait déjà entendu. Le moins qu’on puisse dire est que le scénario est déjà prêt pour un nouveau marché de dupes.

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Agboyibo, Gnininvi et leurs compères sont prêts à marcher sur les cadavres de notre vaillant peuple.

YawoviAgboyibo537Alors que plus de huit cents de nos compatriotes victimes de massacres de la dictature sont à peine enterrés, et que le sang continue de couler dans tout le pays, au moment où des milliers d’entre eux, hommes, femmes, jeunes et vieux, n’ont d’autre choix que le chemin de l’exil pour échapper aux balles et aux coups de l’armée et de la milice du RPT, nos célèbres opposants, après quelques semaines de protestation, ont pour la énième fois, choisi la voie de la négociation. C’est ainsi qu’ils ont pris le chemin d’Abuja pour aller s’asseoir à la même table que Faure Gnassingbé, la nouvelle calamité nationale, en présence des représentant de la CEDEAO, de l’UA, et sous la supervision d’Obassandjo, le préfet de l’impérialisme international dans la sous région. Le but de cette réunion, selon eux, est de trouver «une solution pacifique à la crise», de «signer un accord politique afin de former un gouvernement de consensus», et après d’«organiser de nouvelles élections».Voilà donc la «solution» que nous proposent nos fameux «opposants», les Agboyibo, Antoine Folly, Gnininvi, Olympio et consorts.

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Le despote Eyadema est mort. La dictature continue…

 

Eyadema-GiscardEtienne Gnassingbe Eyadema est mort ce samedi 5 février 2005. Un règne sanglant d’un dictateur sans foi ni loi vient ainsi de prendre fin. Nous ne le regretterons pas. La vie de Etienne Eyadema depuis son âge d’homme fut entièrement consacrée au service de l’impérialisme français, contre les peuples togolais et du monde.  En 1963, quand l’impérialisme français voulut se débarrasser de Sylvanus Olympio, le chef du gouvernement nationaliste togolais, on retrouva Eyadema pour assumer le rôle d’assassin dans le coup d’état militaire du 13 janvier, le premier cas d’assassinat de chef d’Etat jamais perpétré en Afrique. Ayant réussi à éliminer ses rivaux, Bodjollé, Dadjo, Kongo, Assila puis levé l’obstacle que constituait Nicola Grunitzky, c’est avec un gant de fer qu’il a dirigé le pays à partir de 1967. Le gouvernement d’Eyadema fut un gouvernement de terreur et de régression économique et sociale. Le peuple fut soumis à l’embrigadement forcé dans le parti du pouvoir, le RPT et dans ses officines; les arrestations et détentions arbitraires, les tortures pour simple délit d’opinion, les assassinats à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières devinrent une pratique courante. Qui ne se souvient des camps de concentration comme celui d’Agombio, Qui ne se souvient des massacres de 25 janvier 1993 ? Pendant ce temps, la situation économique et sociale n’a cessé d’empirer, conséquence d’une politique de soumission aux grands prédateurs internationaux (FMI, Banque mondiale notamment) au pillage de nos ressources, à la gabegie. Le pays croule sous des dettes, le chômage va croissant; la santé, l’enseignement connaissent une dégradation sans précédent.

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De l’incontournable nécessité de combattre les faux démocrates de l’opposition

KODJO-EDEMNos prises de positions suscitent des réactions diverses chez de nombreux compatriotes qui interviennent sur les sites de la diastode et de togoforum ou par courrier postal, et/ou par courrier électronique (e-mail), soit pour nous approuver soit pour nous critiquer. Les diverses-réactions critiques nous intéressent particulièrement, parce qu’elles permettent de relancer le débat politique. Une de ces interventions-critiques était l’article de notre compatriote Assih Home intutilé: “Les conceptions de L’EXILÉ, des conceptions dangéreuses !”1qui, est une réponse directe à notre analyse “De la nécessité de combattre les faux démocrates de l’opposition”. Usant de notre droit de réponse, voici notre réplique. M. Assih Home, la meilleure preuve de notre «intolérance», c’est que nous avons tenu à reproduire sur notre site web (www.exile-togo.org) votre discours en entier. Ce n’est pas la première fois que nous procédons ainsi. Jetez donc un coup d’œil sur nos publications précédentes. Voyez par exemple nos débats avec Godwin Tété2. C’est donc une habitude chez nous de donner la parole à ceux qui nous critiquent. Pour l’intérêt du débat, comme nous le disions plus haut. Car en démocratie, les problèmes doivent être débattus publiquement. Nous souhaiterions que les vôtres qui, d’après vous, sont des modèles de tolérance fassent de même. Quitte à critiquer nos positions, s’ils en ont les moyens. Pour l’instant, ce n’est pas le cas, au contraire, ce sont ces gens bien «tolérants» qui ont tenté à plusieurs reprises de nous priver de parole, notamment en tentant de détruire notre site internet. Et c’est à nous que vous prêtez l’intention de mettre des gens en «camps de rééducation» ! Où allez-vous donc chercher tout ça ?

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De la nécessité de combattre les faux démocrates de l’opposition

Edem-KodjoEn juillet 1999, les chefs de l’opposition dite démocratique, en rang par deux et toute honte bue, étaient allés rencontrer Jacques Chirac, Président de la république française alors en visite au Togo. Ils étaient revenus de cette rencontre avec de «bonnes nouvelles»: «la promesse» et «l’engagement d’Eyadéma» de ne pas briguer un troisième mandat en 2003, et d’organiser des élections législatives anticipées en mars 2000. Jacques Chirac lui-même se portait garant de cette «promesse» et de cet «engagement», et dans la foulée, on annonçait le 29 juillet, la conclusion d’un «Accord-Cadre» censé «débloquer le processus démocratique». Bref, l’euphorie était générale. Mais aujourd’hui, la situation politique vient une fois de plus hélas, de nous donner raison: Eyadéma s’est fabriqué une nouvelle majorité parlementaire à sa dévotion, et naturellement bien disposée à lui ouvrir la voie d’un troisième mandat. Mieux, c’est lui qui est choisi par la CEDEAO1, pour diriger la médiation entre les «mutins» et le gouvernement de la Côte d’Ivoire, et qui reçoit chez lui les deux parties. Ce choix est un signe de reconnaissance internationale, car il n’a certainement pas pu se faire sans l’aval et l’appui des grandes puissances, particulièrement de la France. Et voici donc Eyadéma de nouveau «homme de paix». Cette situation catastrophique dans laquelle le peuple a été embourbé, nous a conduits non seulement à conclure une fois de plus, que l’autocratie et l’opposition sont les deux obstacles intérieurs dressés sur le chemin de la liberté et de la démocratie, mais à proclamer ouvertement que cette opposition doit être résolument combattue pour que le processus puisse progresser.

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