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Koffigoh est-il seul responsable de l’échec de la transition ?

koffigohNous savons tous que Koffigoh est un vendu et qu’il a trahi l’espoir que de nombreux compatriotes avaient placé en lui. Nous avons longtemps pensé que si la transition a échoué c’est à cause de lui. Jusqu’à ce qu’une remarque d’un compatriote nous ait incité à voir les choses autrement; c’était une remarque toute simple, et pourtant nous n’y avons pas pensé. En tout cas, elle nous a ouvert les yeux, nous a obligés à regarder autour de nous et à nous pencher davantage sur les questions de la politique et de la démocratie. Cette remarque était la suivante: comment Koffigoh seul pouvait mener une politique contraire à la volonté de dizaines de leaders de l’opposition ? En effet, ce que nous savons maintenant en regardant autour de nous, c’est que dans tout gouvernement, quelle que soit son orientation politique, il y a ce qu’on appelle la solidarité gouvernementale. Cette solidarité lie tous les membres du gouvernement et c’est une simple question de bons sens: en effet, si chacun des membres d’un gouvernement peut se permettre de dire et de faire n’importe quoi, de prendre des directions en contradiction avec celles des autres, alors il ne peut plus être question de gouvernement, car celui-ci ne pourra jamais fonctionner de manière efficace. La solidarité signifie donc que les membres du gouvernement ne se contredisent pas dans leurs déclarations et dans leurs actions.

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5 octobre 1990 - 5 octobre 2000: 10 ans déjà !

 

massacres-loméIl y a dix ans le Togo était en pleine effervescence. Le peuple déclenchait un mouvement insurrectionnel d'une ampleur, d'une intensité inédites. Les Togolais qui passaient jusque là pour peureux, obéissant , "Champion de l'animation", des "haies d'honneur" voire des "moutons", montraient aux peuples africains, aux autres peuples du monde, qu'ils étaient capable de relever le tête, de dire non, et avec quelle force, à la soumission, à l'arbitraire, à l'injustice, à l'oppression. L'autocratie avait beau multiplier la terreur, les massacres, les manœuvres d'intimidation, en vain; le peuple avançait toujours. Une presse non inféodée au pouvoir circulait en abondance, ainsi qu'une multitude de tracts, et les Togolais redécouvraient avec frénésie l'envie de lire qu'un quart de siècle de pouvoir autocratique et d'une presse aux ordres avait pratiquement tuée. Les griots du R"P"T avaient perdu de leur superbe et rasaient les murs. La démocratie semblait à portée de la main, et cela semblait une question de jours. Mais dix ans plus tard, qui l'eût cru? C'est comme si de rien ne s'était passé, pire que les choses ont au contraire régressé! Les fiévreuses journées de 1990-1991 semblent aujourd'hui comme de simples rêves. Eyadéma est toujours en place et s'apprête une fois de plus à narguer le peuple en célébrant son maudit 13 janvier. Il a même renforcer sa stature internationale en se faisant élire à la tête de l'OUA. La presse officielle continue de déverser sa propagande grossière et insipide. Les "motions de soutien" ont repris, et les séances de repentir se multiplient. Pendant ce temps la presse privée est peu à peu muselée par des arrestations arbitraires et des procès iniques.

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CDPA-BT : ENCORE UN EFFORT ! ENCORE UN PEU DE COURAGE ! (SUITE)

 

godwin-teteMonsieur TETE Godwin, votre réponse que vous nous avez envoyé le 7 août dernier ne fait que confirmer notre jugement, et encore aujourd'hui à vous lire, nous ne pouvons que à répéter à nouveau: ENCORE UN PEU D'EFFORT, ENCORE UN PEU DE COURAGE ! Cette ambiguïté dans vos opinions et vos prises de position, cette difficulté à aller jusqu’au bout de vos démarches, cette manière de rester assis entre deux chaises, c'est le propre de la CDPA-BT, et c'est ce que nous avons voulu montrer, et que vous confirmez par votre réponse.

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Entre l'autocratie et les vrais démocrates, la cohabitation est impossible.

eya150Comme nous l’avons toujours ressassé, le débat politique est une manifestation catractéristique du mouvement démocratique. Seule la confrontation des idées claires, justes peuvent faire avancer la lutte des peuples du Togo. C’est dans cette optique que nous allons, une fois encore, apporter notre modeste contribution à propos de l’article de Monsieur Komlan–Agbobli intutilée «La solution c’est la cohabitation, n’en déplaise à L’EXILÉ» paru sur le site de la Diastode, le 16 février dernier. Nous pensons aussi que cette réponse n’est pas seulement destinée à une seule personne mais plutôt aux tenants de l’opposition dite démocratique qui pensent exploiter une fois de plus, les aspirations du peuple pour partager le gâteau avec le clan Eyadema. Monsieur Agbobli, dans votre article, vous conseillez de ne pas mimer la démocratie occidentale. Vous nous étonnez beaucoup. Puisque c'est exactement ce que vous faites. Le terme «cohabitation» est en effet une invention occidentale, plus particulièrement de la France, qui l'a inaugurée et expérimentée en 1986-1988 (gouvernement Mitterrand-Chirac), l'a poursuivie en 1993-1995 (gouvernement Mitterrand- Balladur), et l'a renouvelée en 1997 (Gouvernement Chirac-Jospin). La cohabitation, c'est en effet le partage du pouvoir exécutif par des représentants de partis aux visions politiques et idéologiques opposées, généralement lorsqu’après une élection législative, la majorité‚ sortie des urnes ne correspond pas à la majorité présidentielle. C'est cette expérience que vous suggérez de copier, alors qu’à l’evidence, au Togo, nous vivons une situation politique radicalement différente de celle de la France.

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CDPA-BT: Encore un effort ! Encore un peu de courage !

GO KONOU2Poursuivant notre contribution au débat politique nationale, nous allons consacrer aujourd’hui notre appréciation à la Convention Démocratique des Peuples Africains, Branche Togo, ou, plus brièvement la CDPA-BT. Pour ce faire, nous allons nous servir comme fil conducteur d’un document officiel récent de ce parti intitulé «L’opposition togolaise et la violation des droits de l’Homme au Togo». Ce document se présente comme une contribution de la CDPA-BT au séminaire organisé par Amnesty International le 16 novembre 1999 à Bonn sous le thème «Togo where to go ?briser le silence !». Il reflète bien la nature de ce parti : un parti qui, de manière opportuniste et subreptice, veut faire oublier sa responsabilité dans la situation catastrophique où nous a conduit la politique du dialogue des leaders de ces partis qui se disent de l’opposition, mais qui, dans le même temps, est incapable de se démarquer franchement de ces derniers. Bref, un parti velléitaire se caractérisant par le manque de conviction ferme et finalement par le manque de courage politique.

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Une situation explosive

EyademaEn réponse aux allégations d’Eyadéma, qui ne cesse de répéter que le Togo était au bord de l’abîme quand il est arrivé au pouvoir, les Togolais ont l’habitude de dire qu’avec lui, nous y sommes tout à fait. Ce constat populaire est on ne peut plus vrai aujourd’hui. En effet, jamais la misère n’a été aussi omniprésente, aussi généralisée. Qu’on en juge: c’est à la fin du mois de décembre que les enseignants titulaires touchaient leur salaire d’octobre. Evidemment, avec les découverts et les agios, il ne restait sur le compte de certains que des sommes de 3000 FCFA, et encore, pour les mieux lotis. Pour les vacataires, le retard était de 5 mois. Déjà, quand leur salaire bien dérisoire était assuré, ils devaient souvent mettre la main à la poche pour se procurer la craie qu’ils allaient utiliser à leurs cours. Alors, maintenant… Ainsi, ces enseignants sont obligés de se «débrouiller», de se livrer à des petits boulots pour tenter de survivre. Les étudiants, fatigués d’attendre leurs bourses et d’étudier dans des conditions aussi misérables, sont pratiquement en effervescence depuis la rentrée. Résultat : les cours ne sont assurés que de façon intermittente, et nous devons d’ores et déjà considérer cette année comme perdue pour la jeunesse scolarisée. Même situation lamentable pour le personnel soignant et dans les centres hospitaliers, où se développent des trafics inquiétants et honteux, dont les patients sont les victimes. Partout, la corruption règne, le citoyen est constamment rançonné, dépouillé de ses maigres économies. Bref c’est une situation pourrie.

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Accord Cadre de Lomé : Un accord immoral

ChiracEyademaEncore un nouvel accord. Il vient d’être signé le 29 juillet par les représentants du RPT, et ceux de l’opposition Cette fois-ci, on l’a baptisé «accord-cadre», sans doute pour nous faire croire qu’il s’agit de quelque chose de nouveau, de différent, et de plus sérieux. On nous parle du statut de l’opposition et des anciens chefs d’Etat, de la mise en place d’une CENI, de la transformation des FAT en une armée républicaine. Et pour faire bonne mesure, on annonce qu’il va y avoir de nouvelles élections législatives l’année prochaine, et qu’Eyadéma ne se sera pas candidat en 2003, à la fin de son mandat. Voilà qui est bien, disent en chœur tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire. «Une bonne nouvelle pour le Togo», écrit dans le quotidien français «Le Monde» Bernard Stasi, le représentant de la France. Partout, du CAR à l’UFC, en passant par la CDPA, l’UTD, on ne parle que de «tourner la page»., de se tourner vers l’avenir. Bref, c’est l’espoir, nous dit-on. Nous ne partageons pas cet espoir, car nous avons des raisons de croire que cet «accord-cadre» n’augure rien de bon.

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L’opposition officielle est incapable de présenter une alternative pour un changement démocratique

 

Edem2Les dernières élections législatives et ses conséquences nous obligent à nous pencher à nouveau sur cette question des élections, et surtout sur l’attitude des leaders de l’opposition officielle. Au lendemain du hold-up électoral du 21 juin dernier, rappelons-nous, on ne parlait que de « guérilla politique », de « journées Togo mort ». Bref, on nous promettait qu’on allait voir ce qu’on allait voir. Nous nous posions quant à nous la question suivante : deux ou trois « journées Togo mort » et après ? Pour quelle perspective. ? A voir ce qui se passe actuellement, il apparaît à l’évidence que ce n’était que des simples gesticulations sans conséquence, et que l’essentiel pour nos leaders reste toujours de s’entendre avec le dictateur, de négocier avec l’autocratie, et ce bien entendu, au détriment de la démocratie, selon une tradition bien établie depuis 1990 avec la création du FAR, et qui a déjà fait ses preuves (évidemment catastrophiques) à Colmar, à Ouaga etc..

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