Togoenlutte

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Entre l'autocratie et les vrais démocrates, la cohabitation est impossible.

eya150Comme nous l’avons toujours ressassé, le débat politique est une manifestation catractéristique du mouvement démocratique. Seule la confrontation des idées claires, justes peuvent faire avancer la lutte des peuples du Togo. C’est dans cette optique que nous allons, une fois encore, apporter notre modeste contribution à propos de l’article de Monsieur Komlan–Agbobli intutilée «La solution c’est la cohabitation, n’en déplaise à L’EXILÉ» paru sur le site de la Diastode, le 16 février dernier. Nous pensons aussi que cette réponse n’est pas seulement destinée à une seule personne mais plutôt aux tenants de l’opposition dite démocratique qui pensent exploiter une fois de plus, les aspirations du peuple pour partager le gâteau avec le clan Eyadema. Monsieur Agbobli, dans votre article, vous conseillez de ne pas mimer la démocratie occidentale. Vous nous étonnez beaucoup. Puisque c'est exactement ce que vous faites. Le terme «cohabitation» est en effet une invention occidentale, plus particulièrement de la France, qui l'a inaugurée et expérimentée en 1986-1988 (gouvernement Mitterrand-Chirac), l'a poursuivie en 1993-1995 (gouvernement Mitterrand- Balladur), et l'a renouvelée en 1997 (Gouvernement Chirac-Jospin). La cohabitation, c'est en effet le partage du pouvoir exécutif par des représentants de partis aux visions politiques et idéologiques opposées, généralement lorsqu’après une élection législative, la majorité‚ sortie des urnes ne correspond pas à la majorité présidentielle. C'est cette expérience que vous suggérez de copier, alors qu’à l’evidence, au Togo, nous vivons une situation politique radicalement différente de celle de la France.

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CDPA-BT: Encore un effort ! Encore un peu de courage !

GO KONOU2Poursuivant notre contribution au débat politique nationale, nous allons consacrer aujourd’hui notre appréciation à la Convention Démocratique des Peuples Africains, Branche Togo, ou, plus brièvement la CDPA-BT. Pour ce faire, nous allons nous servir comme fil conducteur d’un document officiel récent de ce parti intitulé «L’opposition togolaise et la violation des droits de l’Homme au Togo». Ce document se présente comme une contribution de la CDPA-BT au séminaire organisé par Amnesty International le 16 novembre 1999 à Bonn sous le thème «Togo where to go ?briser le silence !». Il reflète bien la nature de ce parti : un parti qui, de manière opportuniste et subreptice, veut faire oublier sa responsabilité dans la situation catastrophique où nous a conduit la politique du dialogue des leaders de ces partis qui se disent de l’opposition, mais qui, dans le même temps, est incapable de se démarquer franchement de ces derniers. Bref, un parti velléitaire se caractérisant par le manque de conviction ferme et finalement par le manque de courage politique.

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Une situation explosive

EyademaEn réponse aux allégations d’Eyadéma, qui ne cesse de répéter que le Togo était au bord de l’abîme quand il est arrivé au pouvoir, les Togolais ont l’habitude de dire qu’avec lui, nous y sommes tout à fait. Ce constat populaire est on ne peut plus vrai aujourd’hui. En effet, jamais la misère n’a été aussi omniprésente, aussi généralisée. Qu’on en juge: c’est à la fin du mois de décembre que les enseignants titulaires touchaient leur salaire d’octobre. Evidemment, avec les découverts et les agios, il ne restait sur le compte de certains que des sommes de 3000 FCFA, et encore, pour les mieux lotis. Pour les vacataires, le retard était de 5 mois. Déjà, quand leur salaire bien dérisoire était assuré, ils devaient souvent mettre la main à la poche pour se procurer la craie qu’ils allaient utiliser à leurs cours. Alors, maintenant… Ainsi, ces enseignants sont obligés de se «débrouiller», de se livrer à des petits boulots pour tenter de survivre. Les étudiants, fatigués d’attendre leurs bourses et d’étudier dans des conditions aussi misérables, sont pratiquement en effervescence depuis la rentrée. Résultat : les cours ne sont assurés que de façon intermittente, et nous devons d’ores et déjà considérer cette année comme perdue pour la jeunesse scolarisée. Même situation lamentable pour le personnel soignant et dans les centres hospitaliers, où se développent des trafics inquiétants et honteux, dont les patients sont les victimes. Partout, la corruption règne, le citoyen est constamment rançonné, dépouillé de ses maigres économies. Bref c’est une situation pourrie.

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Accord Cadre de Lomé : Un accord immoral

ChiracEyademaEncore un nouvel accord. Il vient d’être signé le 29 juillet par les représentants du RPT, et ceux de l’opposition Cette fois-ci, on l’a baptisé «accord-cadre», sans doute pour nous faire croire qu’il s’agit de quelque chose de nouveau, de différent, et de plus sérieux. On nous parle du statut de l’opposition et des anciens chefs d’Etat, de la mise en place d’une CENI, de la transformation des FAT en une armée républicaine. Et pour faire bonne mesure, on annonce qu’il va y avoir de nouvelles élections législatives l’année prochaine, et qu’Eyadéma ne se sera pas candidat en 2003, à la fin de son mandat. Voilà qui est bien, disent en chœur tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire. «Une bonne nouvelle pour le Togo», écrit dans le quotidien français «Le Monde» Bernard Stasi, le représentant de la France. Partout, du CAR à l’UFC, en passant par la CDPA, l’UTD, on ne parle que de «tourner la page»., de se tourner vers l’avenir. Bref, c’est l’espoir, nous dit-on. Nous ne partageons pas cet espoir, car nous avons des raisons de croire que cet «accord-cadre» n’augure rien de bon.

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L’opposition officielle est incapable de présenter une alternative pour un changement démocratique

 

Edem2Les dernières élections législatives et ses conséquences nous obligent à nous pencher à nouveau sur cette question des élections, et surtout sur l’attitude des leaders de l’opposition officielle. Au lendemain du hold-up électoral du 21 juin dernier, rappelons-nous, on ne parlait que de « guérilla politique », de « journées Togo mort ». Bref, on nous promettait qu’on allait voir ce qu’on allait voir. Nous nous posions quant à nous la question suivante : deux ou trois « journées Togo mort » et après ? Pour quelle perspective. ? A voir ce qui se passe actuellement, il apparaît à l’évidence que ce n’était que des simples gesticulations sans conséquence, et que l’essentiel pour nos leaders reste toujours de s’entendre avec le dictateur, de négocier avec l’autocratie, et ce bien entendu, au détriment de la démocratie, selon une tradition bien établie depuis 1990 avec la création du FAR, et qui a déjà fait ses preuves (évidemment catastrophiques) à Colmar, à Ouaga etc..

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Sur la question de la grève générale illimitée

stt greve-togoAprès la confiscation des résultats du scrutin présidentiel par le hold-up que l’on sait, nous avons assisté quelques temps à une certaine recrudescence de manifestations spontanées, que le pouvoir autocratique s’est empressé de réprimer. Mais nous avons constaté à cette occasion, le retour de certains slogans et mots d’ordre sur la grève générale. On a parlé de «guérilla politique», de «Togo mort», et ce mot d’ordre a rencontré un certain écho même dans la diaspora. Selon un membre de l’UFC, «c’est le seul moyen pour qu’Eyadéma quitte définitivement le pouvoir… »; «il faut paralyser l’économie togolaise et les intérêts occidentaux, particulièrement de la France», déclare un membre de la CDPA de Cologne. Tout cela est bien beau, et vive donc la grève générale. ! Mais force est de constater que cette idée de grève générale rencontre aussi des sceptiques. Il y a en effet certains qui disent qu’on les y reprendra plus, qu’ils ne veulent plus en entendre parler, et ceux-là évoquent surtout le résultat piteux de la grève générale illimitée de 1992-1993 qui leur a laissé d’amers souvenirs. L’idée même de grève générale illimitée est devenue pour eux le symbole de l’échec.Pour notre part, nous pensons que la meilleure attitude est de savoir d’abord de quoi on parle, de ce qu’on entend par grève générale, de sa véritable place, et pour cela, il n’y a rien de mieux que de voir tout d’abord comment ont été menés, à quels objectifs répondaient les mouvements connus chez nous ces dernières années sous le nom de grève générale illimitée.

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A propos de la question des nationalités au Togo.

nation2L’article consacré dans notre dernière livraison à la chasse aux réfugiés togolais au Bénin, a suscité des réactions et commentaires divers parmi les compatriotes en exil. C’est tout juste si certains ne nous accusent pas de trahison ! Cela confirme au moins que «L’EXILE», joue bien son rôle d’organe de liaison et de tribune. Mais l’objet des réactions et commentaires déclenchés par cet article ne manque pas en lui-même d’intérêt. Il met en lumière la nécessité de donner notre point de vue sur une question de grande importance que nous n’avons pas encore eu l’occasion d’aborder: il s’agit de la question nationale. Ce sera donc le sujet du présent éditorial. En effet, à l’origine de la controverse, il y a un mot apparemment banal, qui ne semblait pas poser problème: c’est le mot «nationalité», utilisé pour désigner l’origine d’une des victimes des autorités béninoises : l’article précisait en effet, que celle-ci était de nationalité Kabye(la nationalité d’Eyadéma) A entendre certains, ce simple mot ne ferait qu’encourager le tribalisme, le séparatisme, bref, et son utilisation serait une atteinte à l’intégrité territoriale : « il n’y a qu’une seule nationalité, la nationalité togolaise », proclament-ils haut et fort. Tout cela exige explication.

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LA DICTATURE CONTINUE…MAIS AVEC L'AIDE DE L'OPPOSITION

awaNotre position sur la dernière élection présidentielle est bien connue. Nous nous sommes affirmés des partisans du boycott et, comme il fallait s’y attendre, nous n’avons pas eu tort. Cependant, observateurs attentifs de la situation nationale, nous ne saurions rester indifférents, à l’égard de cet événement; nous jugeons au contraire de notre devoir de l’analyser afin d’en tirer si possible quelques enseignements. Que pouvons nous retenir de cette élection du 21 juin 1998 ?

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