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CLAUDE AMEGANVI AU TOGO : LE RETOUR DE L’ENFANT PRODIGUE

ameganvi-claudeC’est avec une grande indignation que les exilés togolais ont appris le retour du premier togolais de l’OTTD Mr Claude Ameganvi à Lomé le 5 novembre dernier. Le lendemain le 6 novembre 97, il a organisé une conférence au restaurant La Pirogue. Il a fait comprendre à son auditoire, qu’il a jugé bon après six ans d’exil de revenir au bercail, afin de participer à la restauration de la ‘‘paix civile ’’. Plus loin, il déclare que les conditions de sécurité sont suffisamment réunies pour que les acteurs politiques exilés rentrent pour participer à la reconstruction du Togo ‘cf: Eveil du peuple n° 174 du 7 au 13 novembre 1997 ’’. Les compatriotes exilés qui ont suivi pendant des années Mr Claude Ameganvi quand il se profilait dans le temps comme démocrate dit ‘‘radicale ’’ avant, pendant, et après la conférence nationale dite ‘‘souveraine ’’ ne savent plus quoi dire pour répondre à cet acte politique que ce dernier vient de poser. Pour les plus fanatiques ‘‘ce sont les imbéciles qui ne changent pas’’, pour d’autres il s’agit d’une véritable ‘‘trahison’’.

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FAUT- IL DESESPÉRER ? NON.

horatioA première vue, la situation qui prévaut chez nous peut inciter au découragement, au désespoir. En effet EYADEMA et son système semblent avoir gagné la partie sur toute la ligne, et les instruments constitutionnels ont été retournés à leur seul profit, même s’il fallait s’y attendre. Ainsi : Ils ont réussi à se constituer une majorité parlementaire officielle, après les dernières élections partielles; La cour constitutionnelle nouvellement mise en place, est entièrement à leur botte; Ils peuvent même se prévaloir de s’être fait confier l’organisation du sommet de l’OUA sur le Zaïre, comme un signe de reconnaissance des instances internationales.

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QUESTIONS À GILCHRIST OMLYMPIO

 

Gilchrist OlympioIl y a 6 ans jour pour jour, éclatait dans pays un mouvement insurrectionnel de révolte d'une ampleur sans précédent. En effet exacerbées par plus d'un quart de siècle de régime dictatorial, et son cortège de misère, d'oppression, d'humiliations et de morts, les masses populaires descendaient dans la rue, et à travers de gigantesques manifestations, exprimaient leurs revendications. Ces revendications étaient sans ambiguïté aucune. Le peuple togolais voulait en finir avec le régime tortionnaire d'Eyadema et son système, il voulait aussi la démocratie, qui lui permettra de prendre son destin en main et de s'engager dans la voie du progrès. A la faveur de ce grand mouvement insurrectionnel qui incontestablement, a permis de reconquérir les droits et libertés démocratiques, jusque là confisqués et bafoués; des personnalités, des partis et organisations politique ont pu apparaître sur la scène politique et présenter leur solution pour instaurer la "démocratie". Cette solution passe, selon eux, par la réconciliation générale entre les Togolais "c'est-à-dire entre les bourreaux et les victimes" suivie de la mise en place d'institutions nouvelles et enfin par des élections. Nous les avons suivis dans cette voie, pleins de confiance et d'espoir; mais force est de constater qu'aujourd'hui aucune de ces revendications populaires n'a été satisfaite, et que de conférence nationale souveraine aux négociations au sommet (Colmar, Ouaga, etc…) nous n'avons abouti qu'à l'impasse: Eyadema a été conforté dans son pouvoir, les ralliements au R«P»T se multiplient les marches et motions de soutien reprennent comme au "bon vieux temps". Pire, nous sommes des centaines à croupir en terre d'exil dans des conditions épouvantables.

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PEUT-ON ALLER A LA DEMOCRATIE PAR LES URNES ?

vote lome afp220Introduction à l’édition de janvier 2002

C’est en octobre 1996 que ce document fut publié pour la première fois. Nous étions alors frappés par le battage électoraliste qui s’organisait déjà en perspective de l’élection présidentielle de 1998. L’opposition démocratique laissait entendre que cette était la bonne, que la victoire était à portée, que le changement démocratique allait suivre inévitablement. Nous avions alors senti la nécessité de faire modestement un autre son de cloche, le point de vue des vrais démocrates. Notre intention, en nous adonnant à cette tâche, était de mettre en gardecontre toute illusion sur l’issue de ce vote, de prévenir à l’avance qu’une élection ne pourrait servir que d’alibi démocratique au régime en place. Dans le but de convaincre d’avantage nos lecteurs, nous n’avions pas hésité à porter nos regards au-delà de nos frontières, à faire appel à l’expérience des autres peuples, et la leçon que nous avions tiré de tout cela, c’est que la démocratie par les urnes est pratiquement impossible. La suite, était prévisible bien évidemment. En 1998, en guise d’élection présidentielle c’est un véritable hold-up-électoral que nous avons assisté, avec cette «démission» programée de la présidente du CENI, la dissolution de fait de cet organisme et un ministère de l’Intérieur qui sort de son chapeau un résultat qui fait d’Eyadéma le vainqueur du scrutin. Voilà où nous a conduits cette politique.  Mais un coup d’œil dans les autres pays africains nous confirme, que ce n’est pas seulement chez nous que les choses se sont déroulés ainsi, et ont abouti à de tels résultats. On se rappelle au moment où nous publions ce document, dans presque tous les pays où s’était tenu ce genre de conférence, les autocrates avaient déjà réussi à se maintenir ou à y revenir, ce que nous n’avions d’ailleurs pas manqué de souligner et d’expliquer. Mais il y a avait encore une exception: Sassou N’Guesso du Congo Brazzaville, battu par Pascal Lissouba aux élections présidentielles, et qui s’était retiré «devant le verdict des urnes», après avoir «demandé pardon». Mais aujourd’hui, même cette exception n’existe plus, et la boucle est désormais bouclée: Sassoou N’Guesso s’est réinstallé au pouvoir, au prix d’une horrible guerre civile qui fit des dizaines de milliers de morts. A ceux qui soutiennent que la coalition les tractations avec le pouvoir autocratique, les conférences nationales sont un moyen pour éviter de verser du sang, pour préserver la paix civile, le cas du Congo Brazzaville représente ainsi le démenti le plus cinglant, le plus spectaculaire.

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Tirer leçon de nos échecs et de nos expériences d’aujourd’hui pour mieux préparer les victoires de demain…

 

octobre-90«Tirer leçon de nos échecs et de nos expériences d’aujourd’hui pour mieux préparer les victoires de demain…», rien ne peut mieux résumer le contenu de ce document. Publié en octobre 1995 par le CTCL, il remonte déjà à plus de douze ans. Mais il est plus actuel que jamais. C’est donc naturellement que le Front des Organisations Démocratiques Togolaises en Exil, qui se veut dans un certain sens l’héritier et le prolongement du CTCL a décidé de reprendre à son compte ce document en le publiant. A l’heure où, entre la dictature et l’opposition dite démocratique s’ouvre une énième négociation dont on ne connaît que trop la suite, à l’heure où certains compatriotes, peuvent croire la situation sans issue et céder au désespoir et au découragement, il est plus qu’impératif que jamais de faire comprendre, que la victoire est possible, certaine même, que c’est d’abord et avant tout une question de ligne, d’orientation, de choix politiques. Ce document montre bien en effet que si le Peuple n’a pas pu l’emporter jusqu’ici, ce n’est pas faute de courage d’abnégation, d’esprit de sacrifice (les morts de février-avril 2005, en ont encore apporté la preuve), mais c’est parce que la ligne politique et l’orientation, et par conséquent les formes de lutte ne pouvaient conduire que dans l’impasse.  C’est pourquoi, à la différence du CTCL, la publication de ce document n’a plus pour objet de contribuer à quelque débat que ce soit. Cette période est désormais dépassée. La démocratie par la négociation et par la conciliation a montré sa faillite, cela ne fait plus aucun doute, et les auteurs de cette ligne, les leaders politiques des partis dits de l’opposition démocratique font chaque jour la preuve que ce sont des faux démocrates et faux amis du Peuple. Nous affirmons ouvertement désormais, que c’est un document d’initiation, de formation et de rassemblement du mouvement démocratique togolais en exil. C’est dans ce sens que nous invitons tous les compatriotes sincères à s’en emparer, de se l’assimiler pour en faire leur arme de combat.

 

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