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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Cinquième partie)

 

Sur la question de l'armée.

 

Fabre-CAPDès lors que l'instauration de la vraie démocratie passe par le  démantèlement total du  système dictatorial, on ne peut pas ne pas aborder la question de  l'armée,  le pilier par excellence du régime. Les démocrates l'ont déjà fait et leur position à cet égard est bien connue. Néanmoins, certains  développements actuels sur  le recrutement et la composition quasi mono-ethniques de l'armée, même s'il s'agit d'une réalité, risquent d'embrouiller les esprits à propos de cette question  et plus généralement sur la nature,  le  rôle  et  la place de l'armée. Nous allons donc saisir l'occasion pour réaffirmer clairement notre  position à cet égard. Godwin TETE, militant de l'ANC et  idéologue des faux démocrates, bien connu, a abordé la question, au cours d'un débat auquel il a, le 13 juin 2015, sur la radio (Kanal K)  basée en Suisse, et dont il a fait un compte rendu sur la Toile le 19 juin 2015. Interrogé sur le caractère quasi-mono-ethnique de l'armée et sur la responsabilité de  celle-ci dans le maintien du pouvoir, il se dit «obligé  de répondre par l'affirmative».   A la question de savoir si cela n'est pas dû au peu d'attirance des «Sudistes» pour  l'armée,  selon le dicton «un enfant du pays ne garde pas les vaches», il commence par faire remarquer que les gens du Sud  n'ont pas toujours fait  preuve de dédain à l'égard de la  chose militaire; qu'ils ont eux aussi une tradition guerrière,  que de nombreux Guin et Ewé ont participé à la seconde guerre mondiale, qu'ils sont nombreux dans  l'armée ghanéenne et y occupent même des postes élevés. Il conclut  que  cette explication par le peu de goût des gens du Sud pour l'armée n'est en fait  qu'un alibi, que rien n’interdit aux «Sudistes» de devenir policiers, gendarmes, militaires.  Mais, il termine par l'interrogation suivante; est-ce une raison pour assassiner des officiers biologiquement sudistes ? Et  pour illustrer son propos, il cite le nom de quelques officiers «biologiquement sudistes» assassinés: Kofi KONGO,  OSSEYI et COMLAN etc. Nous pensons que cette interrogation résume le fond de sa pensée, et que cette  pensée reste profondément marquée par le  régionalisme et l'ethnicisme, quoi que  puisse dire son auteur.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Quatrième partie)


Sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles. (De nouvelles négociations.)

 

fabreIl est fort affligeant de constater qu'après tant d'expériences malheureuses, certains compatriotes en soient encore à considérer, comme objet de revendications démocratique, le respect et l'application par le pouvoir des multiples accords signés avec l'opposition (22 engagements, Accord cadre de Lomé, Accord politique global pour ne citer que ceux-là...). Il est dommage qu'ils ne se rendent pas compte que c'est du temps perdu, et qu'ils ne servent qu'à légitimer le pouvoir, et pour les faux démocrates, à se mettre en valeur.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Troisième partie)

 

Que faire ? Les solutions des démocrates.

 

fabre-faureCette impasse dans laquelle se trouve l'opposition dite démocratique ne touche aucunement les démocrates. Parce qu'ils ne se déterminent pas  par rapport  aux  échéances électorales qu'ils considèrent actuellement comme un non événement. Nous sommes déjà à l'œuvre, avec nos analyses et nos propositions. La situation actuelle, qui nous conforte dans nos analyses et  nos  points de vue, nous encourage à aller de l'avant avec enthousiasme, en portant une attention particulière aux déçus de l'opposition dite démocratique. A leur intention,  avant de voir ce qu'il convient de faire maintenant,  nous  allons commencer par expliquer qui nous sommes en tant que démocrates, en quoi les démocrates n'ont rien à voir avec l'opposition dite démocratique, et pourquoi ils tiennent à s'en démarquer.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. ( Deuxième partie )

 

L'opposition dans l'impasse

 

 FAURE-FABRE1 Nous le précisons bien, dans les circonstances actuelles c'est l'opposition dite démocratique qui est dans l'impasse et elle seule, mais certainement pas nous autres  démocrates. Il y a  de nombreux compatriotes qui pensent encore aujourd'hui que les démocrates et  l'opposition c'est la même chose et qui s'étonnent même que nous réservions tant de critiques à cette dernière-ci. Il faut donc commencer par  éclaircir la question, expliquer en quoi nous sommes différents et pourquoi nous tenons à marquer notre différence avec  cette opposition. On pourra ainsi,  non seulement, comprendre pourquoi nous ne sommes nullement dans l'impasse, contrairement à l'opposition dite démocratique, mais aussi avoir une idée claire de nos tâches.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. ( Première partie )

FAURE-FABRE2Sur la mascarade électorale d'avril 2015 

 

La nouvelle  mascarade électorale  vient donc de s'achever. Comme prévu, l'apprenti dictateur Faure GNASSINGBE  a été proclamé vainqueur. Tous les principaux protagonistes de cette farce ont   affiché leur satisfaction: le clan le RPT/UNIR, bien sûr, mais aussi l'UFC, le parti allié,  qui  dans un communiqué a salué  «un  processus électoral  apaisé», remerciant  au passage «l'ensemble de la communauté internationale notamment l'ONU, l'UA, l'OIF, l'UE». Quant à la  fameuse «communauté internationale», elle  n'a pas été en reste, parlant de progrès de la démocratie, allant jusqu'à  désigner notre pays comme un futur modèle en la matière.

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A propos du mot d’ordre ABLODÉ.

Monument independanceIl ne fait aucun doute que la lutte des peuples du Togo remonte au début de la conquête militaire de notre pays par  l’impérialisme allemand entre 1884-1914. Cette lutte avait pris plusieurs formes et diverses voies jusqu’en janvier 1933 où les femmes de Lomé à l’instar de celles du petit marché (Assivito)  se sont vaillamment levées contre les colonialistes français. Aujourd’hui, en ce mois d’avril 2016, nous inclinons devant la mémoire de tous les martyrs en pays Kabyè, en pays Ouatchi; rendons un hommage aux Aplangavio qui ont défié militairement les forces colonialistes; aux notables de Lomé, aux chefs supérieur Kotokoli et aux chefs Bassar, Akposso, de Mango, de Notsè, d’Aneho, de Kpalimé qui ont scellé une grande alliance patriotique et compris très tôt qu’il faut à tout prix chasser le colonialisme français de notre pays. C’est cette intrépide lutte pour, l’ABLODÉ, l’indépendance qu’incarnait à tous les niveaux le CUT,  la JUVENTO, le MPT, le mouvement syndical -UGTT- et le mouvement étudiant –Jeunes-Togo-FEANF jusqu’à la victoire d’avril 1958.

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Il y a onze ans, Etienne Eyadema Gnassingbe, le plus grand criminel de l'ère néocoloniale mourrait tranquillement dans son lit.

tyran-EyademaLe texte que nous republions ci-dessous avait été publié en février 2005 par L'EXILÉ, l'une des composantes de notre plateforme TOGO EN LUTTE. Nous le republions pour dénoncer pour la énième fois les immondes crimes de sang et économique commis par Etienne Eyadema contre notre peuple. Qu'on se le tienne pour dit: en dépit des perfides manœuvres des faux démocrates pour repeindre en rose la dictature barbare du clan Eyadema; les odieux crimes de son régime et celui de son dauphin fils ne resteront pas impunis.

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Tunisie, Egypte : Des leçons pour la lutte démocratique du peuple togolais.(Deuxième partie)

Egypt-moubarakLes  mouvements  de lutte populaire  qui se sont  déroulés vingt  ans  auparavant en Afrique subsaharienne, et notamment dans notre pays,  n’ont pas abouti au même résultat  qu’en Tunisie et en Egypte. Si  et si nos dictateurs sont toujours  là, c’est que  ces mouvements  ont suivi une voie  différente. Chez nous par exemple  le mouvement insurrectionnel  qui s’était levé à partir du 5 octobre 1990 ne laissait planer aucun  doute sur  la revendication populaire.  Ce que voulait le peuple, ce que disait leur cri de ralliement, c’était  «Eyadema démission !», un mot d’ordre qui n’est pas sans rappeler  le fameux   «Dégage», des peuples tunisien et égyptien. Mais alors que la lutte  se développait, acculant de plus en plus la dictature dont les jours semblaient comptés, on a vu apparaître et s’agiter au-devant  de la scène politique des   «savants et experts en démocratie»,  des «leaders» se disant de l’opposition qui ont commencé à tenir  un autre discours. Ils ont  prétendu  que la démocratie   pouvait  résulter de leurs négociations avec l’autocrate,  et que  la lutte populaire n’était plus nécessaire.

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