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Irak: les 20 plus gros mensonges de Bush & Blair

george-w-bush-and-fatherEté 1990. L’Irak vient d’envahir le Koweit. Les agences de presse, les journaux les radios, les télévisions, les organisations humanitaires telles Amnesty International, font état d’une information «terrifiante» : les soldats irakiens, après avoir occupé un hôpital, auraient retiré de leurs couveuses et laissé mourir sur le sol 300 bébés prématurés. On a même vu sur les écrans, une jeune fille, se disant infirmière koweïtienne rescapée, raconter en pleurant à chaudes larmes, comment ces soldats irakiens ont débranché les couveuses, et laissé mourir les bébés sur le sol. Qui ne serait pas indigné par de telles horreurs ? C’est donc bien naturellement, que certains de nos compatriotes ont pu conclure de bonne foi, que la guerre contre l’Irak était nécessaire et souhaitable. Mais quelques mois plus tard, la vérité éclate : il n’y a jamais eu de couveuses débranchées; «l’infirmière rescapée», c’était en fait la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington, une fille assez douée pour jouer la comédie. Bref, tout cela était faux, un montage concocté par une officine de propagande américaine pour faire basculer l’opinion américaine et mondiale en faveur de la guerre contre l’Irak.

Janvier 2003, soit près de 13 ans après. L’Irak n’a pas fini de subir les conséquences de la première guerre  du Golfe : une économie ravagée, soumise aux rigueurs de l’embargo ; plus de cinq cent mille enfants (500.000) morts des suites de la malnutrition ; multiplication alarmante de handicapés de naissance. Bref, un pays considérablement affaibli, aux capacités visiblement amoindries, et qui plus est, régulièrement bombardé par des avions américains et britanniques. Il n’empêche : Bush déclare que l’Irak constitue une menace, qu’il possède des armes de destruction massive qu’il peut déployer dans les 45 minutes. Il prétend détenir ces informations des services de renseignement britanniques, ce que confirme Blair. Mais très vite, on découvre que ces fameuses informations des services secrets étaient simplement copiées dans une thèse d’étudiant vieille de 12 ans ! C’est sur des mensonges de ce genre, que la deuxième guerre a été justifiée, et qu’elle a été déclenchée contre l’Irak, avec son cortège d’horreurs pour le peuple irakien, malgré l’opposition de l’ONU, malgré l’opposition des peuples du monde et de larges secteurs du peuple américain. De Bush père à Bush fils et à Blair, c’est donc le même mensonge, la même désinformation cynique pour masquer le véritable objectif de cette agression contre le peuple irakien: le pétrole irakien et le contrôle stratégique de la région. Les voici donc rassemblés, ces mensonges de Bush fils et de Blair, dans un article paru dans Solidaire, l’organe central du PTB, que nous reprenons ici. Nous ajouterons juste une remarque : il va sans dire, que lorsque Bush et Blair prétendent qu’ils veulent instaurer la démocratie en Irak, ce ne peut être qu’un mensonge de plus. Nous disons donc à nos rêveurs et autres semeurs d’illusions, qui s’imaginent que les Etats-Unis peuvent nous aider à établir la démocratie chez nous : souvenez-vous donc de cette ambassadrice américaine faisant «l’Animation», cette danse maudite, symbole de la politique d’oppression et d’embrigadement du pouvoir autocratique sur notre peuple. Non ! La démocratie ne peut être que notre propre œuvre.

 

Mensonge n° 1

L’Irak détient des armes de destruction massive

Existe-t-il ou non des armes de destruction massive en Irak? George Bush et Tony Blair ne considèrent plus la question comme étant pertinente. Pourtant leur existence constituait l’argument principal pour déclencher la guerre.

Aujourd’hui, le vice-ministre de la Défense Paul Wolfowitz reconnaît: «Il y avait d’autres raisons pour déclencher la guerre.»1L’homme sait de quoi il parle. Il est l’un des dirigeants du groupe fasciste Project For a New American Century, PNAC. Dès septembre 2000, le PNAC écrivait: «Depuis des décennies, les Etats-Unis tentent de jouer un rôle permanent au Moyen-Orient. Le conflit avec l’Irak est justifié en soi, mais la nécessité de la présence américaine dans le Golfe dépasse la seule question de Saddam Hussein.»2 Il ne s’agit donc pas de Saddam Hussein ou de la menace qui émane de celui-ci, le véritable enjeu est le contrôle américain sur la région.

Mensonge n° 2

L’Irak est capable de lancer une attaque biologique ou chimique dans les 45 minutes

En septembre 2002, le Premier ministre Blair affirme que l’Irak est capable de lancer une attaque biologique ou chimique destructrice dans les 45 minutes. En mai 2003, il s’avère que l’histoire des 45 minutes est une pure invention du gouvernement britannique, notamment du numéro deux à Londres, Alistair Campbell.

Mensonge n° 3

L’Irak achète de l’uranium

En janvier 2003, deux mois avant le début de la guerre, Bush affirme que l’Irak tente d’acheter de l’uranium en Afrique et qu’il avait l’intention de fabriquer une bombe nucléaire. Par la suite, il s'avère que l’information provient d’une seule source, douteuse et riche en imagination. En juillet dernier, la conseillère nationale en matière de sécurité Condoleezza Rice et le patron de la CIA George Tenet reconnaissent que le récit a été inventé de toutes pièces3.

Mensonge n° 4

L’Irak achète des tubes en aluminium pour fabriquer des armes nucléaires

En janvier 2003, Bush sort une nouvelle histoire d’épouvante: «Nos services de renseignement nous disent que Saddam tente d’acheter des tubes d’aluminium très résistants en vue de la production d’armes nucléaires»4. Bush lance cette affirmation, sachant parfaitement que lesdits services de renseignement affirment exactement le contraire. «Les tubes ne font probablement pas partie d’un programme nucléaire»5, précise un rapport du service National Intelligence Estimate, que Bush a sur son bureau depuis plusieurs mois. A l’Agence atomique internationale, le gouvernement irakien expliquent qu’il achète les tubes en alu pour fabriquer de petites fusées d’artillerie. L’Agence conclut que l’explication est correcte.

 

Mensonge n° 5

Nous disposons de photos de satellites révélatrices

Une dia américaine censée prouver que l'Irak a des armes chimiques. Il s'agit d'un bunker où ces armes seraient entreposée, affirmait Powell, ministre US des Affaires étrangères. Il est apparu plus tard que cette histoire était inventée de A à Z.

En février 2003, le ministre US des Affaires étrangères, Colin Powell, dévoile des photos satellites devant le Conseil de sécurité de l’Onu. Elles montrent des bâtiments industriels et des bunkers. Powell affirme qu’il s’agit d’entrepôts d’armes chimiques et biologiques. Il montre également des clichés de camions qui, selon ses dires, transportent de telles armes. Des experts en armements vont examiner les sites indiqués par Powell. Le chef des inspecteurs en armements de l’Onu, Hans Blix, déclarera que son équipe n’a trouvé aucune trace d’armes de destruction massive, ni aucun indice que de telles armes y aurait jamais été présentes. L’inspecteur norvégien Jorn Siljeholm déclare que les fameux camions ont bel et bien été retrouvés: il s’agit de camions de pompiers6.

Mensonge n° 6

Nous disposons de documents prouvant que l’Irak fabrique des armes interdites

Dans son discours devant le Conseil de sécurité, Powell dit également que les inspecteurs en armements ont découvert au domicile de scientifiques éminents à Bagdad des documents qui constituent une «confirmation dramatique» de ce que les services de renseignement US ont toujours affirmé: Bagdad retient systématiquement des informations et est en train de fabriquer des armes de destruction massive7. «Absurde», déclarent par la suite les inspecteurs de l’Onu. Les documents sont anciens et non pertinents. Il s’agit de documents administratifs innocents et de matériel concernant un programme visant à enrichir de l’uranium qui a échoué, dont l’existence a été communiquée à l’Onu et qui date des années... 80.

Mensonge n° 7

L’Irak n’a pas arrêté son programme nucléaire

Deux semaines avant le déclenchement de la guerre, le vice-président Dick Cheney lance: «Nous croyons que Saddam Hussein est effectivement en train de fabriquer des armes nucléaires.»8 Et Powell note lors de son fameux discours devant le Conseil de sécurité: «Nous n’avons pas d’indications selon lesquelles Saddam Hussein aurait jamais arrêté son programme nucléaire.»9 Pourtant, le chef des inspecteurs en armements Hans Blix est déjà très sceptique à ce moment. Et le chef de l’Agence atomique internationale Mohamed El Baradei déclare lui: «Nous n’avons pas trouvé de preuves d’une reprise d’un programme nucléaire.»10

Mensonge n° 8

L’Irak détient 100 à 500 tonnes d’armes chimiques

Dans son discours devant le Conseil de sécurité, Powell affirme encore: «Selon notre estimation prudente, l’Irak détient actuellement entre 100 et 500 tonnes d’armes chimiques.» Le public est obligé de le croire sur parole, car il n’apporte pas l’ombre d’une preuve. Quatre mois après la fin de la guerre, rien n’est trouvé de cette énorme quantité. Le service de renseignement de l’armée, la DIA, écrit dans un rapport: «Nous ne disposons pas d’informations fiables indiquant que l’Irak produirait et entreposerait des armes chimiques.»11

Mensonge n° 9

L’Irak possède des têtes de fusée chimiques

Powell prétend également que les têtes de fusée chimiques de 122 mm que les inspecteurs des Nations Unies ont trouvées ne sont que la pointe de l’iceberg. Il oublie cependant de mentionner que les têtes de fusée étaient vides et que la découverte n’était nullement révélatrice aux yeux des inspecteurs, s’agissant, disait Hans Blix, de «débris du passé», des années 80 pour être précis12.

Mensonge n° 10

Nous pensons vraiment que l'Irak représente une menace

Avant la guerre, Bush et Blair disent qu'ils sont convaincus que l'Irak représente une menace. Mais en fait, il ne le croient pas vraiment eux-mêmes. Le 8 octobre 2002, The London Telegraph publie les conversations téléphoniques entre Bush et Blair. Selon le premier ministre iralandais Trimble, cette 'fuite' est "dix fois pire que le Watergate". Bush y dit notamment que les recherches intenses pour trouver des preuves contre l'Irak n'ont rien donné et qu'il pense que ce pays ne représente pas une menace. En rapport avec ceci, Bush et Blair discutent sur l'importance du pétrole irakien.

Mensonge n° 11

L’Irak est derrière les attentats du 11 septembre

11 septembre 2001, les tours du WTC à New York s'éffondrent. Le Général Wesley passait le soir même sur CNN. Clark: "La Maison Blanche m'a demandé de dire que les attentats étaient liés à saddam Hussein. Ils n'avaient aucune preuve. Je n'en ai toujours pas vu"

Le général Wesley Clark, ancien commandant en chef de l’Otan: «Dès le jour même des attentats, le 11 septembre 2001, on a voulu lier Saddam Hussein au terrorisme.»

- Le journaliste Russert: «Qui voulait faire cela?»

- Le général Clark: «Eh bien, euh, cela venait de la Maison Blanche. Des personnes dans et autour de la Maison Blanche. Le 11 septembre, j’accordais une interview à CNN. Juste avant que je n’apparaisse à l’écran, j’ai reçu un téléphone de la Maison Blanche. La personne me disait: "Vous devez dire que les deux sont liés. Vous devez dire qu’il s’agit de terrorisme d’Etat. Vous devez lier les attentats à Saddam Hussein." J’ai répondu: "Bon, je veux bien le faire, mais avez-vous une quelconque preuve?" Je n’ai pas eu de réponse. Et maintenant, deux ans plus tard, je n’ai toujours pas vu de preuve.»13

Mensonge n° 12

L’Irak soutient Al Qaïda

«Ces filiales d’Al Qaïda, établies à Bagdad, coordonnent le mouvement de ces gens, leur financement et leur ravitaillement»14, affirme Colin Powell devant le Conseil de sécurité. Il suggère qu’Al Qaïda a ses représentants en Irak et donc que l’Irak et Al Qaïda collaborent. Pourtant, les attentats du 11 septembre ont été préparés par des filiales d’Al Qaïda à Hambourg. En a-t-on déduit que l’Allemagne et Al Qaïda collaborent? Al Qaïda a probablement des collaborateurs dans plus de 40 pays. Tous ces pays collaborent-ils avec Al Qaïda?

Mensonge n° 13

Les inspecteurs confirment ce que nous disons

Début 2001, Collin Powell défend dans une lettre la candidature de José Mauricio Bustani pour la présidence durant quatre ans de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OPCW). Or, en février 2002, Bustani, ayant accédé à la présidence, soutient la candidature de l’Irak. En présentant sa candidature, l’Irak ouvre ses portes à l’inspection des armes chimiques. Il y a lieu de se demander ce qui se serait passé si, à l’instar des inspecteurs de l’Onu et de l’Agence atomique internationale, ceux de l’OPCW avaient également affirmé ne pas avoir trouvé de trace d’armes de destruction massive. Quoi qu’il en soit, Bustani marche sur les pieds de l’Oncle Sam.

Deux mois plus tard, l’OPCW le démet de ses fonctions pour «incompétence et mauvaise gestion»15. Ce sont les Etats-Unis organisent le vote fatal et fait du lobbying auprès des autres Etats membres pour limoger Bustani. Il n'est pas le seul. Plusieurs inspecteurs en armements s'attireront les fureurs des Etats-Unis parce qu’ils ne disent pas exactement ce que ces derniers veulent. Le dernier en ligne est Hans Blix lui-même, président des inspecteurs en armement. Les Etats-Unis l’accusent de manque d’objectivité. C'est-à-dire de ne pas défendre suffisamment les thèses américaines.

Mensonge n° 14

Les scientifiques irakiens n’osent pas parler

«Avant la guerre, il prétendait que les tubes n’étaient pas destinés à fabriquer des centrifuges. Après la guerre, alors qu’il n’a plus rien à craindre du régime dictatorial de Saddam, il raconte toujours la même chose.»16 Ces propos proviennent de David Allbright, un scientifique américain, ancien inspecteur en armements. Il parle de Mahdi Shukur Obeidi, qui en 1991, avant la guerre, dirigeait une unité chargée de l’enrichissement d’uranium. «Quand Saddam sera parti, ils parleront», prétendent les Américains avant la guerre. Encore une fois, cela ne correspond pas à la réalité. Aucune raison ne peut expliquer cette attitude, si ce n’est que les scientifiques irakiens ont toujours dit la vérité.

Mensonge n° 15

La communauté internationale nous soutient

«La communauté internationale ne peut pas continuer à vivre avec la menace irakienne». C’est le message des discours de Bush et de Blair. Le mensonge selon lequel ils agissent «avec le soutien de la communauté internationale» doit leur donner l’autorité et l’auréole de ceux qui ont raison. Mais en réalité, Bush et Blair commencent cette guerre contre la volonté du Conseil de sécurité de l’Onu, contre la volonté de l’écrasante majorité des Etats membres de l’Onu, contre la volonté de l’opinion mondiale. Pendant et après la guerre, le prestige des Etats-Unis descend jusqu’à un plancher historique, comme le démontrent les sondages. La communauté internationale crache sur Bush et Blair.

Mensonge n° 16

L’Irak est impliqué dans l’attentat d’Oklahoma

Issu des contes de Paul Wolfowitz: «Je crois que Saddam est impliqué dans l’attentant de 1995 à Oklahoma.»17 Accusation formulée sous le mot d’ordre «Maintenant que nous sommes bien lancés, autant tout imputer à l’Irak». En réalité, l’attentat à la bombe qui a fait 168 morts a été perpétré par Timothy McVeigh, un militant d’extrême droite, appartenant donc à la famille politique de Wolfowitz, Bush, Cheney et Rumsfeld.

Mensonge n° 17

Jessica Lynch est une héroïne

Une équipe des Forces spéciales américaines fait irruption comme des rambos dans l’hôpital Nasiriyah. Il délivre le soldat américain Jessica Lynch «des mains de ses bourreaux irakiens». Jessica a été transportée à l’hôpital après que des Irakiens lui aient «lâchement tendu un piège» ainsi qu’à ses compagnons soldats et «lui avaient tiré dessus». Les sauvages irakiens l’avaient en outre «maltraitée». Raison? Refusant de se rendre, la jeune Américaine courageuse parvient à vaincre seule et sans arme un demi bataillon de criminels irakiens.

La libération de Jessica est filmée à partir d’hélicoptères de l’armée américaine. Jessica fait fondre le cœur de millions d’Américains. Même la BBC mentionne que Jessica souffre d’une commotion cérébrale, qu’elle s’est cassé un bras et une jambe, qu’elle a la cheville enflée. Pas de blessures de balles...

Les blessures ne proviennent pas de la bataille. Jessica a seulement été impliquée dans un accident de voiture. Des soldats irakiens l’ont transportée à l’hôpital, où elle a reçu le meilleur lit et la meilleure nourriture. Les médecins de l’hôpital Nasiriyah sont très étonnés: «Pourquoi les Américains ont-ils monté ce show de rambos? S’ils avaient simplement frappé à la porte et demandé d’emmener Jessica, nous la leur aurions confiée volontiers.»18 Pendant des semaines, l’opinion publique américaine et les médias sont trompés. «Le ministère américain de la Défense savait pendant tout ce temps que la vérité était différente, mais il a gardé le silence», déclare la BBC.

Mensonge n° 18

L’OSP est un service de renseignement transparent

La CIA n’a pas toujours marché au pas et suivi les instructions du ministre de la Défense Rumsfeld. Certains au sein de la CIA estiment que le travail d’un service de renseignement consiste à collecter des informations correctes et ne sont pas prêts à répondre aux injonctions du gouvernement qui lui demande de livrer des informations contraires à la réalité. Rumsfeld n’apprécie pas cette attitude, car il a besoin de «preuves de la menace irakienne». Il créé dès lors son propre service de renseignements, l’Office of Specials Plans. «L’OSP a commencé à sélecter les éléments qui confirmaient sa thèse. Il a tissé ces éléments en une argumentation qu’il présentait ensuite au président», explique Patrick Lang, ancien directeur du service de renseignement de la Défense. «Ce n’est plus du travail de renseignement, mais de la propagande politique»19 , conclut-il.

Mensonge n° 19

Nous apportons la démocratie et la liberté

Avant la guerre, Bush disait que son but était d’apporter la démocratie et la liberté en Irak. Aujourd’hui, l’Irak est une colonie. Les Américains y ont installé un gouvernement de collaborateurs qui ne peut rien entreprendre sans l’aval du gouverneur colonial Paul Bremer. Dans ce gouvernement siège un ministre de l’Energie qui n’a pas de compétence en matière de... pétrole!

Les Américains feraient mieux de balayer devant leur porte: à la Maison-Blanche siège un président qui n’a pas été élu. Les Etats-Unis sont le pays où le pourcentage de citoyens participant aux élections est le plus bas. Les votes y sont littéralement achetés20. En vue des élections présidentielles de l’année prochaine, Bush a déjà reçu 35 millions de dollars (1,4 milliard de FB) des patrons les plus riches21.

Aux Etats-Unis, 2,1 millions de personnes sont en prison – la plus grande population carcérale du monde22. En 25 ans, 700 personnes ont été exécutées, y compris des enfants et des handicapés mentaux. 35 millions d’Américains vivent en dessous du seuil de pauvreté. Avec la Somalie, les Etats-Unis sont le seul pays à ne pas avoir signé la Convention des Nations Unies pour les Droits de l’Enfant23. Démocratie? Liberté?

Mensonge n° 20

Dieu m’a demandé d’envahir l’Irak

«Dieu m’a demandé de vaincre Al Qaïda et je les ai vaincus. Ensuite, Il m’a demandé de m’attaquer à Saddam, ce que j’ai fait. A présent, Dieu m’a donné la mission de résoudre le problème aux Moyen-Orient», confie Bush au Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas quelque peu abasourdi24. Même s’il a eu une révélation divine à 40 ans, Bush s’égare. Notre Seigneur nie formellement lui avoir jamais donné une telle mission.

 

Thomas Blommaert et Peter Franssen

27-08-2003

 

1 Vanity Fair, 29 mai 2003 . 2 Solidaire, 15 avril 2003

2 Solidaire, 15 avril 2003

3The Washington Post, 13 juillet 2003

4 www.gainesvillesun.com, 17 juillet 2003

5 WorldNetDaily.com, 22 juillet 2003

6Associated Press, 9 août 2003

7 Idem

8 NBC, Meet the Press, 16 mars 2003

9 Associated Press, 9 août 2003

10 Idem

11 Idem

12 Idem

13NBC, Meet the Press, 15 juin 2003

14 CNN, 11 mars 2003

15 Associated Press, 21 juillet 2003

16 www.gainesvillesun.com, 17 juillet 2003

17 Published on Wednesday, 30 juillet 2003

18 Newsweek, 29 avril 2003

19 IPSnews, 29 mai 2003

20Greg Palast, The best democracy money can buy, Pluto Press New York 2002, p. 84-85 .

21 www.opensecrets.org/pressreleases/PresFR2Q.asp, 16 juillet 2003 .

22 Michael Parenti, Zwarthemden en roden, EPO Anvers 2001, p. 116 .

23 Michael Moore, Stupid white men, HarperCollins New York 2001, p. 206.

24 Newsweek, 29 avril 2003

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