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Des questions et réponses pour mieux comprendre la lutte du peuple togolais. "Première partie"

larueautogoIntroduction:  Comme il fallait s’y attendre, les manifestations organisées depuis août 2017, par les faux démocrates de l’opposition dite démocratique –la C14-, n’ont rien apporté au peuple, si ce n’est encore plus de morts, plus de répression des départs en exil; en matière de démocratie le résultat est nul. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement, et il s’avère une fois de plus que la négociation et la conciliation ne peuvent rien apporter en matière de démocratie, comme les démocrates n’ont jamais cessé de l’affirmer. Ce qu’il faut souligner toutefois et nous l’avons d’ailleurs déjà noté, c’est la manifestation de plus en plus affirmée de la prise de conscience du peuple, se traduisant par des attitudes allant du simple doute envers les faux démocrates, jusqu’ à la défiance ouverte à leur égard. En tout cas, il apparaît de plus en plus clairement maintenant que le peuple ne veut plus de Faure, et qu’il se rend compte de l’énorme tromperie que constitue la politique de la démocratie par la conciliation; on peut même observer d’ailleurs, que même ceux qui continuent de faire des marches à l’appel des faux démocrates, ne veulent plus se contenter du statu quo. Mais alors que faire ? 

C’est là que les choses demeurent encore floues chez certains. De là des questionnements, des interrogations voire des interpellations à l’endroit des démocrates, et qui en fait ne sont que le signe d’un malentendu.

Les démocrates doivent donc continuer à balayer les malentendus, à apporter les éclaircissements dont le peuple a besoin pour pouvoir aller de l’avant. Pour cela, il n’y a pour l’instant rien de mieux que cette formule des questions-réponses, que nous avons utilisée précédemment, qui a été fort positivement appréciée. Nous entendons ainsi apporter encore plus d’explications aux diverses et nombreuses questions que se posent nos compatriotes qui veulent y voir plus clair pour cesser d’être les éternels dindons de la farce. 

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TOGO: La feuille de route n’est qu’une diversion pour détourner la lutte du peuple.

  • Retour sur la conférence de presse de Ferdinand AYITE à Bruxelles le 5 octobre 2018

fauredoitpartirIl y a plus d’un an (pour ne pas remonter aux années 1990) que le peuple togolais est en lutte contre le régime cinquantenaire du clan Gnassingbé. Il y a plus d’un an, que cette inflexible lutte est soutenue par ses filles et fils de la diaspora, qui, de New York à Ottawa en passant par Berlin, Bruxelles et Paris; organisent diverses formes de résistances pour encourager et soutenir ceux qui luttent sur le sol national. Il est remarquable que les grandioses manifestations organisées par nos «savants» en démocratie n’aient rien changé à la nature prédatrice, barbare du clan au pouvoir. Pendant que, ces leaders, ces faux démocrates, continuent tout bonnement leurs tractations avec le pouvoir à travers la CEDEAO; le peuple, lui, est entrain de soigner ses blessés et enterrer  ses morts… Ce retour momentané de Faure et ses affidés sur la scène régionale à travers une énième négociation a eu de néfastes répercussions au sein de la diaspora en générale. Au sein de la diaspora, en dehors des nervis et autres mouchards à la solde du pouvoir, on peut distinguer  deux camps politiques à l’heure actuelle.

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DIALOGUE. Feuille de route jusqu’à destination?

zinsou 01L’emploi si fréquent du mot dialogue est une ruse. Proposer le dialogue c’est tendre un piège. Celui qui l’a tendu en tire argument pour faire valoir sa qualité de tolérant en disant bien haut: «Je n’ai pas décidé arbitrairement, je ne suis pas un tyran aveugle, nous avons dialogué…».[i] Pour nuancer ces propos de Casamayor, en les appliquant au cas togolais, je dirai que si le dialogue n’est pas un piège habituellement tendu par le régime, il fait néanmoins partie des recettes de sa machine conçue pour conquérir le pouvoir  et le reconquérir quand celui-ci semble lui échapper des mains. Casamayor  d’ailleurs est lui-même suffisamment nuancé dans son ouvrage, ne manquant pas d’y mentionner les subtilités sous lesquelles l’intolérance opère: «Au surplus, il faut mettre à l’actif du progrès le fait que personne n’ose plus dire : «Il faut me croire parce que j’ai raison, et j’ai raison parce que c’est moi.». Toutefois si les  formulations de nos jours sont plus habiles, lorsque notre drogue opacifiante commeà produire ses effets, quand nous voyons apparaître les forces qui s’exercent, les intentions qui les inspirent, les formes que prennent les actions, les influences qui gagnent de proche en proche, nous mesurons l’étendue et le poids d’une orthodoxie dont nous n’avions pas conscience»[ii]

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Il est plus que temps de bouter dehors le tyranneau Faure Gnassingbé et de détruire le système dictatorial, conditions indispensables pour instaurer la démocratie.

lome-togo-manifestation-mLe mouvement populaire qui se déroule actuellement a suscité et suscite des interrogations parmi les compatriotes tant sur le sol national que dans la diaspora. Certaines de ces interrogations nous interpellent: on veut connaître notre position à ce propos, savoir ce que nous en pensons, si nous l’approuvons ou non, s’il faut y participer ou non, et dans l’affirmative avec quel mot d’ordre. Nous avons essayé de faire une synthèse de ces interrogations et d’y répondre en présentant l’ensemble sous la forme de questions-réponses. Ce qui nous permet de rappeler par la même occasion nos positions (la position des démocrates) sur les questions essentielles touchant à la lutte pour la démocratie.  Voici donc l’essentiel.

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L’ORGANISATION ET LA LUTTE SONT LES SEULES VOIES POUR CONQUERIR LA DEMOCRATIE !

 

PCT-logoDepuis plus d’un mois le peuple togolais est  de nouveau descendu massivement  dans la rue. Depuis plus d’un  mois les masses populaires, coude à coude, sur toute l’étendue de notre pays, toutes ethnies confondues, avec un  courage inouï, une détermination admirable, affrontent ce pouvoir et la répression barbare  à laquelle ce dernier n’hésite pas à recourir : tabassages, tirs à balles réelles, violation de domicile à la poursuite des manifestants... (Le nombre élevé des blessés et des arrestations, outre les deux morts officiels, témoigne de la violence réactionnaire des affrontements). Il est vrai que c’est à partir des revendications sur les réformes constitutionnelles sur le retour à la constitution de 1992, à l’élection présidentielle à deux tours, à la limitation du nombre des mandats présidentielles etc. que le mouvement actuel a démarré, à l’initiative de  Tikpi Salifou Atchadam, le leader du Parti national panafricain (PNP). Mais très vite cette revendication est apparue dépassée; maintenant ce que le peuple exige clairement et sans ambages,  c’est le départ de Faure Gnassingbé.

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Retour sur le crime imprescriptible du 5 février 2005

 

  • Déclaration du Parti Communiste du Togo,  publiée le 18 avril 2005.

Torture-violenceA ceux qui prétendaient que la disparition de Gnassingbé Eyadema suffirait à faire disparaître par enchantement son régime d’oppression, et qui n’ont cessé de prêcher la patience et l’attentisme au Peuple togolais, la situation actuelle oppose le démenti le plus cinglant: comme il fallait s’y attendre, la mort du tyran n’a pas mis fin à la tyrannie, au contraire. En effet, le putsch militaire qui a mis Faure Gnassingbé au pouvoir dès le 5 février, avec la complicité d’une chambre de députés et d’une Cour constitutionnelle aux ordres, le traficotage continu de la constitution, la répression contre la presse écrite et audiovisuelle privée et contre les manifestations populaires, la réquisition des préfets et des chefs traditionnels sommés de fournir des contingents pour des marches de soutien au pouvoir, tout cela fait partie du déjà vu, et confirme bien que c’est toujours la même dictature anti-populaire militaire et néocoloniale qui perdure.

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LA CNS : UN PIEGE CONTRE LA LUTTE DU PEUPLE !

degli-kokouviIntroduction. Le 5 octobre 1990 marque une étape importante dans la lutte du peuple togolais. Pour la première fois depuis des années les masses populaires et notamment la jeunesse ont osé descendre dans la rue pour défier ouvertement et affronter le pouvoir autocratique du despote et sa machine de répression. En novembre de cette même année 1990, pendant que les paysans et la jeunesse se soulevaient à Kpalimé, Sokodé et Mango;ce sont les chauffeurs et les transporteurs qui se mettaient en grève, les dockers et les ouvriers paralysaient le Port Autonome de Lomé. Voilà autant de faits qui, aujourd'hui, attestent de l'ampleur et de la profondeur du mouvement populaire dont le 5 octobre a donné le signal. Vingt-cinq ans après ce glorieux mouvement, le constat est amer; la dictature est toujours en place; le peuple togolais et sa vaillante jeunesse continuent de vivre une grande désillusion; après avoir subi la dictature sanglante du père Eyadema, ils sont en train de subir celle du fils où une oligarchie s’est installée au cœur de ce pouvoir pour continuer d’une manière plus crapuleuse le pillage de nos richesses. Comment en est-on arrivé à cette situation catastrophique ? Pour répondre à une question aussi importante, les leaders de cette opposition dite démocratique ont choisi d'occuper, une fois de plus, la scène politique pour soi-disant dresser le bilan de ce qu'ils avaient appelé à l'époque la conférence nationale «souveraine» où ils votaient toutes sortes de décisions et attribuaient sur papier, et entre quatre murs, toutes sortes de pouvoir au Premier ministre et au parlement de transition.  Pendant que nos «conférenciers» organisaient cette messe, l'autocrate Eyadema a pu tranquillement réorganiser son camp et ses forces, momentanément affaiblies, en déclenchant une offensive générale contre les libertés démocratiques conquises de haute lutte. Tout cela a abouti au putsch sanglant de décembre 1991 à diverses arrestations, à l’exil forcé de nos concitoyens et aux assassinats politiques au sein du peuple.

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Jean-Pierre FABRE et CAP-2015: Un faire valoir pour FAURE Gnassingbé. (Suite et fin)

 

Quelle est la part des tâches qui revient à nous de façon spécifique, nous qui sommes de la diaspora ?


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En abordant cette question, nous pensons d'abord à ceux qui nous reprochent de faire des critiques alors que nous sommes à l'étranger. «Vous n'êtes pas sur le terrain, disent-ils». En réalité ce genre de remarque vient de ceux qui n'ont pas d'arguments sérieux à nous opposer, et qui veulent nous dénier le droit à la critique. Des personnalités, des organisations ont mené ou même dirigé des luttes dans leur pays sans être pour autant sur le sol national, et l'Histoire fourmille d'exemples à ce sujet. De GAULLE, le chef de la Résistance française pendant la Seconde guerre mondiale, n'était pas en France, mais à Londres; Amilcar CABRAL, dirigeant de la lutte anticoloniale de la Guinée Bissau et du Cap Vert, était en Guinée Conakry; les principaux dirigeants de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud (Olivier TAMBO, Tambo MBEKI...), ceux qui n'étaient pas en prison, résidaient dans les pays voisins, notamment en Tanzanie. Mais nous n'avons pas du tout la prétention de nous situer au niveau de ces dirigeants que nous citons en exemples. Notre organisation n'a pas vocation à diriger la lutte du peuple togolais. Mais même de l'extérieur où nous sommes, nous pouvons apporter notre contribution, dans les limites de nos capacités. Le débat politique fait partie de cette contribution car il aide à y voir plus clair pour aller dans la bonne direction.

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